Jérémie Rosselli (N26) "N26 a dépassé les 500 000 clients en France"

Présente depuis janvier 2017 en France, la néobanque allemande est en train d'ouvrir un bureau dans l'Hexagone. Prochaine destination : les Etats-Unis en 2019.

Le directeur général de N26 France, Jérémie Rosselli, était l'invité du Club Fintech, l'émission du JDN dédiée à la fintech. L'occasion de révéler que la néobanque allemande compte désormais plus de 500 000 utilisateurs dans l'Hexagone, où elle est présente depuis janvier 2017. "On avait mis un an pour atteindre les 200 000 clients, on a mis seulement huit mois pour atteindre les 500 000. On voit donc un rythme d'accélération très fort", se félicite le dirigeant. Pour rappel, Revolut et Orange Bank comptent respectivement 400 000 et 200 000 clients hexagonaux.


Au total, N26 revendique plus de 1,5 million de clients en Europe, ce qui fait donc de la France son deuxième marché derrière l'Allemagne. Mais les clients de la néobanque sont-ils actifs ? "Non seulement ils sont actifs, mais on peut voir qu'on ne perd pas de clients avec le temps, au contraire. La moyenne d'utilisation de N26 est une vingtaine de fois par mois. On est donc dans une utilisation de tous les jours et de plus en plus intense", indique le dirigeant. Pour attirer de nouveaux clients, la néobanque compte sur le bouche-à-oreille et a récemment commencé à faire de la publicité dans le métro dont celui de Paris. Le coût d'acquisition client de N26 s'élève à "quelques dizaines d'euros", selon le CEO français. "A titre de comparaison, pour une banque traditionnelle ou une banque en ligne, on parle de plusieurs centaines d'euros", assure-t-il.

Jérémie Rosselli est également revenu sur les chantiers actuels et à venir de la start-up. "On est en train de se lancer au Royaume-Uni, qui est un marché stratégique dans les néobanques. On a aussi en projet de se lancer aux Etats-Unis l'année prochaine. Non seulement c'est un marché avec plus de 300 millions d'habitants mais aussi le marché le plus rentable de l'industrie bancaire. Pour s'y implanter, nous avons choisi un partenaire bancaire comme on l'a fait en Europe avant de demander une licence", explique le patron de N26 France. D'autres pays seront annoncés dans les mois à venir mais aucun nom n'est encore communiqué.

Enfin, la start-up, qui compte plus de 500 salariés répartis entre Berlin, Barcelone et New York, prévoit de continuer à recruter dans tous les domaines. "On recrute plus de cinquante personnes par mois. Nous avons aussi prévu un bureau en France. On commence à recruter des personnes basées en France", révèle le dirigeant.

Retrouvez également l'émission en format podcast sur SoundCloud. 

Retrouvez le premier numéro du Club Fintech : 

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