Info JDN : Yeeld lève 1,6 million d'euros pour lancer son appli d'épargne

Info JDN : Yeeld lève 1,6 million d'euros pour lancer son appli d'épargne Ces fonds permettront à la jeune fintech de développer son produit. Elle vise entre 100 000 et 200 000 utilisateurs d'ici deux ans.

La start-up Yeeld procède à sa première levée de fonds de 1,6 million d'euros pour son application mobile d'épargne. Parmi les investisseurs : Bpifrance et des business angels dont Cédric Siré (Webedia) Adrien de Schompré (Sushi Shop), Emmanuel Brunet (Eulerian technologies) ou encore Romain Afflelou. Ces fonds seront majoritairement investis dans le développement du produit. "80% de la levée sera allouée à la masse salariale et 20% au marketing", précise Nagib Beydoun, cofondateur de Yeeld, qui compte huit salariés.

Il existe plusieurs façons d'épargner sur Yeeld. © Yeeld

Fondée en septembre 2017, cette fintech propose d'épargner de façon automatique et avec une dose de gamification. L'application comporte trois fonctionnalités. La première est l'arrondi automatique, un mécanisme qui consiste à arrondir à l'euro supérieur toutes les dépenses de ses cartes bancaires et de placer la différence sur un compte dédié. La deuxième fonctionnalité, intitulée "J'épargne et puis j'oublie",  permet de se faire prélever un montant fixe toutes les semaines. La troisième, "La règle 52", permet de mettre de côté automatiquement un euro la première semaine, deux euros la deuxième et ainsi de suite… "Cela permet d'éduquer à épargner. Et à la fin de l'année l'utilisateur se retrouvera avec 1 378 euros de côté sans s'en rendre compte", indique Nagib Beydoun.

Enfin, "l'épargne contextuelle" sera disponible courant 2019. "C'est de l'épargne déclenchée par des évènements extérieurs. Par exemple, on connectera Yeeld à l'application de santé de l'utilisateur et s'il ne fait pas  5 000 pas dans la journée, on lui mettra 10 euros de côté. C'est un peu la boîte à gros mots", illustre le dirigeant.

Un premier partenariat avec Amazon

Une fois l'argent épargné sur le compte Yeeld, plusieurs possibilités s'ouvrent à l'utilisateur. Soit il dépense la somme via une carte bancaire associée au compte Yeeld (9,90 euros à payer en une fois), soit il peut la dépenser chez Amazon (et la galaxie Amazon en France c'est-à-dire Monoprix, Bio C Bon, Lavinia…). La fintech a signé un partenariat avec le géant américain afin de permettre à ses utilisateurs d'obtenir un cash back instantané de 4% sur leurs achats. Concrètement, si l'utilisateur a 100 euros  sur son compte Yeeld, quand il les dépensera sur Amazon, il en aura 104. Pour l'instant, aucun autre partenariat de ce type n'est prévu. "Nous serons amenés vraisemblablement à élargir cette gamme un jour mais nous seront extrêmement sélectifs car nous ne voulons pas amoindrir la puissance de ce qu'on offre grâce à Amazon", justifie Nagib Beydoun. Ce partenariat ne rapporte pas de revenus à Yeeld. Pour se rémunérer, la start-up facture une commission d'1,8% (plafonnée à 5 euros) par paiement carte, virement vers le compte courant et retrait au distributeur. 

Avant son lancement, Yeel dénombrait plusieurs milliers de personnes sur liste d'attente. "Avoir entre 100 000 et 200 000 clients à horizon 24 mois serait un véritable succès pour nous", confie Nagib Beydoun. Pour les convaincre, Yeeld ne prévoit pas des incitations financières comme peuvent le faire les banques en ligne. "On n'a pas l'intention de faire venir des gens à nous par effet d'aubaine. On réfléchit à des schémas différents. Si on fait un système de parrainage, il sera beaucoup plus impliquant pour notre communauté", indique le dirigeant sans en dire plus. Les efforts marketing seront soutenus par une nouvelle levée de fonds fin 2019.

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