Ils ont créé leur entreprise en Inde Fabrice Caquin conseille en sous-traitance les entreprises françaises

 

fabrice caquin a créé alternative india, qui recherche des fournisseurs
Fabrice Caquin a créé Alternative India, qui recherche des fournisseurs industriels indiens pour les entreprises. © Fabrice Caquin

"Nous ne sommes pas une entreprise d'outsourcing comme il y en a des milliers en Inde, assure Fabrice Caquin, le co-créateur d'Alternative India avec Thibault Marguet et Gaspard de Bordas. Nous sommes des experts du secteur industriel et on parle le même langage que nos clients". En 2005, son diplôme d'ingénieur en poche, il part deux ans en Algérie pour la mission économique. Avec deux camarades, il a l'idée de lancer une entreprise en Inde. "Plus de 500 milliards de dollars seront investis dans ce pays les 10 prochaines années", justifie-t-il.

En 2007, lorsqu'ils partent s'installer à Pune (dans l'état du Maharashtra sur le côte ouest), tout est déjà presque prêt. Alternative India se charge pour le compte de grandes entreprises de trouver des prestataires, des usines, d'assurer un suivi de la production et de faciliter les démarches administratives. "Au début, on pensait cibler les PME, qui n'ont pas les moyens d'effectuer eux-mêmes ces tâches, explique Fabrice Caquin. En réalité, 99% de nos clients sont les filiales indiennes des entreprises du CAC 40". Air Liquide, Suez ou Safran ont ainsi fait appel aux services d'Alternative India. Car si on peut fabriquer presque n'importe quoi, encore faut-il trouver les usines. "Parfois l'extérieur de l'usine n'est pas très engageant, alors qu'elle effectue du bon travail". De plus, il faut être sur place en permanence pour que les délais et les cahiers des charges soient respectés. "Histoire qu'on n'utilise pas une plaque d'acier de 10 mm à la place d'une de 12 mm juste parce qu'elle traînait dans le coin", relate Fabrice. L'entreprise vient d'ouvrir un bureau à New Delhi et un autre est prévu à Chennai, au sud-est de l'Inde. "J'ai beau avoir écumé toute la région pour mon travail, il reste toujours quelque chose que l'on n'avait pas vu", sourit Fabrice Caquin.