L'actualité du jeu vidéo, en cette fin avril 2009 Les tests de la semaine

les zones bonus reposent après l'intensité d'un niveau
Les zones bonus reposent après l'intensité d'un niveau © Arkedo Studio

Big Bang Mini

Voici un bon jeu pour ressortir votre Nintendo DS. Plutôt original tant dans la forme que sur le fond, Big Bang mini met l'écran tactile de la console à rude épreuve. Tout d'abord en déplacant son vaisseau au stylet, puisqu'il faut éviter les projectiles des ennemis. Ensuite parce qu'il faut gratter l'écran de la console toujours au stylet, pour envoyer ses propres projectiles.

On compte 10 niveaux par chapitre, et 9 types de chapitre pour le mode arcade. Pour finir un niveau, il faut remplir sa barre d'énergie en récupérant les étoiles que les ennemis font tomber en explosant. Rassurez-vous, pas de violence ici, bien au contraire. Votre vaisseau envoie des feux d'artifices, et les ennemis sont plus loufoques qu'autre chose (moutons, petits fantômes, chats, oiseaux...).

Chaque chapitre offre un rendu graphique et une façon de jouer différente. On affrontera systématiquement un boss en guise de 10e niveau de chapitre. Dès le 2e chapitre, Aurora, des paramètres supplémentaires viennent varier la façon de jouer : il faudra gérer le vent qui influence la direction des projectiles. On apprécie également la variété des niveaux (glace dans Aurora, effet retro dans Luxor, comics book dans New York, musical dans Rio...).

Les ennemis proposés varient également d'apparence, mais finalement assez peu en pouvoirs. Pour changer les situations de jeu, on dispose de pouvoirs spécifiques en fonction des chapitres. Il peut s'agir d'arrêter le temps, de placer un bouclier autour de son vaisseau, d'aspirer les projectiles, d'ériger une barrière renvoyant les tirs ennemis... Ces pouvoirs temporaires se combinent avec 3 types de tirs que l'on acquiert au fur et à mesure : le tir classique (moyenne puissance, trajectoire droite), le missile à tête chercheuse (faible puissance, trajectoire lobée possible) et la boule de feu (forte puissance, mais gare aux retombées).

les grosses étoiles rapportent plus de vie, mais les ennemis sont aussi plus
Les grosses étoiles rapportent plus de vie, mais les ennemis sont aussi plus corsés à battre © Arkedo Studio

Le double écran de la DS est aussi exploité : on aura traditionnellement droit à des ennemis venant du haut de l'écran, mais pas seulement... On en vient parfois à se dire que le jeu est diabolique tant dans les derniers niveaux, il faut savoir faire jongler entre l'attaque (les tirs), la défense (bouger son vaisseau à travers les projectiles), l'utilisation de pouvoirs et la récupération d'étoiles (pour finir les niveaux le plus vite possible). A chaque fin de mission, on peut également décrocher un bonus à travers des mini-jeux plutôt sympas et variés.

Coloré, frais, bien pensé dans la maniabilité, on pourrait se dire que Big Bang mini n'est qu'un jeu sans prétention comme beaucoup d'autres sur Nintendo DS. Ce serait le sous-estimer. Car sous ses dehors enfantins, il offre des défis corsés qui rallongent la durée de vie. Et déjà, finir les 9 chapitres du jeu demandera beaucoup de patience et un certain talent.

Une fois le mode arcade fini, on peut s'acharner sur le mode challenge pour tenter de battre son meilleur score. Il faut alors détruire le maximum d'ennemis, sans limite de temps, la difficulté allant croissant... C'est particulièrement addictif à plusieurs. Il existe également un mode mission et un mode détente, réservés à ceux qui auront fini le jeu. On pourra donc recommander Big Bang mini aussi bien aux joueurs les plus impliqués qu'aux joueurs occasionnels. Enfin, un mode duel permet de s'affronter en Wi-Fi à condition d'avoir 2 Nintendo DS (une seule cartouche du jeu suffit).

Très amusant, stimulant, varié dans ses phases de jeu et ses niveaux, Big Bang mini est une excellente surprise. Et il utilise vraiment les fonctionnalités de la Nintendo DS, stylet comme double écran. On regrette en revanche le côté un peu répétitif de certains niveaux et le peu d'armes et de pouvoirs. La musique, bien qu'originale, est mal servie par les hauts parleurs de la console. Dommage aussi qu'elle soit identique tout au long d'un même chapitre. On préfère donc la couper rapidement.

La difficulté est parfois un peu intimidante dans les deux derniers chapitres du mode arcade et en mode challenge, mais ce ne sont que des bonus pour les meilleurs joueurs finalement. Pyromaniaques, à vos stylets, c'est parti pour la chasse au meilleur score !

 

les stages 2, 3 et 4 sont visuellement les plus réussis.
Les stages 2, 3 et 4 sont visuellement les plus réussis. © Arkedo Studio

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