Les tendances qui toucheront les salariés en 2018 sont...

De quoi sera faite notre vie professionnelle en 2018 ? Si il est difficile de faire preuve de divination, plusieurs études économiques et RH donnent de sérieuses tendances sur l'année à venir. Et l'optimisme semble plutôt au rendez-vous.

Une nouvelle année se profile. C’est le moment d’envisager du point de vue de la prospective l’année 2018 dès maintenant, pour ne pas se retrouver pris de court avec un storytelling non désiré (junk storytelling, pour s’inspirer du junk mail). L'objectif de cet article n'est pas de partir à la pêche aux tendances, en quête des nouveautés technologiques à venir (pas de news high tech à attendre ici) mais d'essayer de cerner l’histoire que nous aurons dans la tête en 2018.

Premiers indicateurs, classiques mais parlants : les enquêtes sur le moral, des chefs d'entreprises d'une part, et des ménages d'autres part. Pour les premiers nommés, la tendance est au beau fixe depuis des mois. La confiance des entrepreneurs est restée élevée en octobre, dans la lignée d'un climat des affaires de l'Insee qui avait égalé en septembre son plus haut niveau depuis 2008 (pas une mince référence !). Tous les secteurs économiques sont concernés, et notamment le bâtiment (au plus haut depuis 9 ans), qui reste souvent un bon mètre étalon. Ce n'est pas tant une reconnaissance d'un mieux en 2017 qu'une foi en l'avenir que ses chiffres révèlent : c'est une reprise que confirment les entreprises. 


Les ménages ne sont par contre pas synchronisés avec cet état d'esprit. En octobre, leur moral a poursuivi sa pente baissière. 4 mois que cela dure. L'Insee note que les ménages sont plutôt pessimistes sur leur situation financière future. On ne peut pas parler de chute : en fait, le chiffre retombe à son niveau moyen de longue durée, maussade, et un niveau de vie futur envisagé comme étant peu porteur d'espoirs (témoin : les prévisions sur leur capacité d'épargne, au plus bas).

Ce storytelling est-il le reflet d'un décalage temporaire, le temps qu'un ajustement se fasse entre les intentions des uns et la perception des autres  ? C'est plutôt la confirmation d'un décalage durable entre la vie rêvée des entreprises et celle des ménages, qui sont par ailleurs également des salariés et aussi, d'une collision entre des attitudes en grande contradiction. Exemple : la demande intérieure, qui a atteint, en 2017, quelques sommets, alors même que l'avenir faisait peur.

Les grands instituts de prévision économique attestent de l'entrée (ou du prolongement) dans une zone toujours plus complexe pour 2018. Elle se manifeste par des problématiques d'anticipation et d'arbitrage entre aujourd'hui et demain. Prises de risques insensés ou entrée dans une nouvelle ère de croissance ? Encore une collision entre des opposés.

Pour parachever cette collision de contraires, l'étude Hired réalisée en octobre nous apprend que 81% des actifs nés entre 1980 et 2000 (les fameux millenials) déclarent croire et aspirer à l'emploi parfait. 90% de ceux qui aiment leur travail pensent même que trouver l'emploi de leurs rêves est possible. 4 personnes sur 10 l'auraient même déjà trouvé ! Et pourtant, toujours ce pessimisme...

Finalement, 2018 promet d'être une année très narrative. Et les contrastes et oppositions sont en réalité le moteur de toute bonne histoire. Rien de bon ne peut sortir d'une histoire plate, sans relief : donc, malgré l'incertitude extrême qui marque 2018, tous les espoirs de construction d'une histoire forte sont ouverts. Cette histoire ne sera pas forcément immédiatement positive, on n'en sait rien, mais au moins elle sera forte, et ça, c'est précieux et bon pour l'après-2018, année narrative charnière donc.

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