Ces soft skills qui veulent devenir champions de l’employabilité

Selon la dernière étude menée par le jobboard Monster, 52% des responsables RH français estiment, aujourd’hui, que les soft skills constituent un critère d’embauche déterminant. Du coup, les candidats n’hésitent pas à jouer à fond cette carte lors des entretiens. Or, si la notion de soft skills fait peu à peu son nid dans l’écosystème RH, il apparaît que l’idée de mobiliser des moyens pour les déceler et les faire évoluer reste encore vague.

Après les hard skills qui correspondent aux compétences techniques ou académiques d’un collaborateur, les recruteurs s’intéressent depuis quelques temps aux soft skills. Ce terme représente principalement les compétences émotionnelles d’un candidat (ou collaborateur), désormais indispensables pour appréhender l’employabilité à l’ère du digital.

Selon la dernière étude menée par le jobboard Monster, 52% des responsables RH français estiment, aujourd’hui, que les soft skills constituent un critère d’embauche déterminant. Du coup, les candidats n’hésitent pas à jouer à fond cette carte lors des entretiens. Or, si la notion de soft skills fait peu à peu son nid dans l’écosystème RH, il apparaît que l’idée de mobiliser des moyens pour les déceler et les faire évoluer reste encore vague. 

 Faut-il alors réformer les politiques RH ?

La réponse est oui. En effet, si l’on en croit le dernier rapport du World Economic Forum, The Future of Jobs, la croissance des entreprises en dépendrait même. L’étude pointe même l’urgence de composer avec des processus "L&D" (Learning & Development), appliqués à notre économie. Là où la mécanisation du travail avance à toute vitesse, les cours et autres formats de formation traditionnels sont questionnés. Pour favoriser l’employabilité au mieux, les professionnels des ressources humaines s’adaptent au nouveau marché et fixent maintenant des cadres de gestion des talents inédits. Avec une touche d’intelligence émotionnelle, empruntée aux soft skills. 

 Le jeu en vaut la chandelle: selon une étude universitaire, les soft skills augmentent la productivité des collaborateurs de 12% et leur rétention de 10%. Question : quelles sont donc ces compétences transverses convoitées par les organisations ? Décryptage.

Jouez de son intelligence émotionnelle

Et si l’émotion influait également sur la vie professionnelle ? En entreprise, on appelle cela l’intelligence émotionnelle à savoir la capacité à comprendre, maîtriser ses émotions et celles des autres. Dans notre monde ultra-connecté et rapide, il est utile de reconnaître cet atout comme une compétence essentielle en entreprise.

Chez les collaborateurs, on dit qu’elle influence la productivité. Lorsqu’elle est bien dosée et déployée, l’intelligence émotionnelle leur permet ainsi d’appréhender les ressentis de leurs collègues, ou de s’extirper de situations inconfortables. Par exemple lors d’un stress causé par un changement de projet ou par un client insatisfait. Dans ces cas précis, le rire et l'humour sont des remèdes naturels : les collaborateurs sont maîtres de leurs émotions, et naturellement moins anxieux.

Du côté des gestionnaires RH, l’accompagnement des collaborateurs afin qu’ils développent cette compétence est donc important. Cela passe, notamment, par le fait de leur proposer des formations adaptées à leurs besoins, après évaluation de leur niveau d’intelligence émotionnelle.

Travaillez en équipe

Le travail en équipe et la communication entre collègues sont des éléments clés pour arriver à développer des collaborateurs engagés et productifs. L’arrivée de l’automatisation dans nos sociétés a permis de faire émerger des consensus intellectuels et ainsi, de renforcer les relations entre collaborateurs pour bâtir des projets.

L’émergence d’une nouvelle génération de collaborateurs, travaillant aussi bien en remote (à distance) qu’en entreprise, oblige les responsables RH à recruter des profils qui possèdent de bonnes compétences en communication, d’appui aux équipes, et en gestion de conflits. Pour les entreprises, on estime que ce plan de recrutement est relativement avantageux : les équipes les plus productives sont les plus susceptibles accroître les affaires.

Ayez l’esprit critique

Longtemps mis de côté par les organisations, l’esprit critique permet de prendre du recul sur ses propres réalisations, en les analysant d’un œil neuf. L’objectif est de mieux réussir à prendre des décisions, et orienter ses actions. La rapidité, la détermination, la créativité et l’organisation sont autant d’atouts que l’on adresse au collaborateur doté d’un esprit critique.

Pour encourager cette compétence, on organise des débats où les collaborateurs sont exposés en temps réel à l’exercice de la pensée critique, dans un format questions/réponses par exemple. Mieux encore, certaines entreprises peuvent proposer des formations dédiées au développement de l’esprit critique.         

Soyez qualifié pour sortir des situations complexes

Dans chaque secteur d’activité, les collaborateurs font face à des situations professionnelles complexes, qu’elles impliquent directement leurs métiers ou non. Pour arriver à les identifier et trouver une solution, il faut être qualifié. En entreprise, les employeurs ont le choix d’offrir des formations dédiées à la résolution de conflits ou de crises aux collaborateurs. Côté contenus, on sort les collaborateurs de leurs cadres d’activités et on choisit des formations sur la sensibilisation à un nouveau programme informatique, ou à une nouvelle politique d’entreprise par exemple. L’objectif : augmenter leur confiance en soi pour accroître leur créativité.

Ces soft skills qui veulent devenir champions de l’employabilité
Ces soft skills qui veulent devenir champions de l’employabilité

Après les hard skills qui correspondent aux compétences techniques ou académiques d’un collaborateur, les recruteurs s’intéressent depuis quelques temps aux soft skills. Ce terme représente principalement les compétences émotionnelles d’un candidat...