Les start-up du Techcrunch Disrupt Europe qui vont cartonner

Les start-up du Techcrunch Disrupt Europe qui vont cartonner Rencontrées au détour de la Startup Alley de TechCrunch Disrupt Berlin, ces cinq jeunes pousses sont en route vers le succès.

Ils étaient plus de 500 candidats à concourir dans le cadre du "Startup Battlefield" de l'édition 2013 du TechCrunch Disrupt Europe. 14 d'entre eux ont d'ailleurs été sélectionnés parmi les finalistes d'un événement qui verra le vainqueur empocher 40 000 dollars. Mais du côté du JDN, on préfère miser sur les cinq start-up suivantes.
 

 Wiseradar

L'idée de Wiseradar est apparue au co-fondateur, Jean Friesewinkel, après avoir pitché un projet de start-up devant un potential investisseur sans être au courant de la levée de fonds annoncée quelques jours plus tôt par l'un de ses principaux concurrents. La start-up belge propose aux entrepreneurs une curation automatique des articles les plus importants publiés à propos de leurs concurrents et de leur secteur. L'utilisateur peut suivre de nouvelles sociétés ou en disqualifier d'autres, pour un feed de plus en plus personnalisé. Chaque matin, il reçoit par mail une revue de presse avec les articles les plus pertinents. L'application iOS, bientôt disponible sur l'App store, permettra aussi de trouver rapidement une société et ses caractéristiques, via AngelList ou TechCrunch, puis de l'ajouter à un de ses "radars" personnalisés. Les deux co-fondateurs, Olivier Colot et Jean Friesewinkel, prévoient déjà de travailler sur une application Android.

 Kiwi.ki

La start-up fait partie des finalistes du startup battlefield de Disrupt Berlin. Son innovation vise avant tout le marché allemand. A Berlin, les éboueurs doivent entrer dans les immeubles pour récupérer les poubelles, les facteurs sont condamnés à transporter d'immenses trousseaux de clés pour poster le courrier dans les halls, les pompiers doivent se faire ouvrir par ceux qui les appellent... Le badge proposé par Kiwi.ki permet d'ouvrir automatiquement la porte, sans même le sortir de son sac. La start-up s'attaque à un marché B2B et a déjà signé un accord avec Alba, société allemande spécialisée dans la collecte et le traitement des matières plastiques, avec Deutsche Post, Allianz, Factory Berlin... Pendant Disrupt Berlin, Soundcloud a même approché la start-up pour installer le système dans ses bureaux berlinois.

 DevMotion

Le secteur de la santé est en pleine transformation. La start-up lituanienne Dev Motion entend opérer en ce sens en proposant un système de rééducation virtuelle. Pour l'instant, elle s'appuie sur deux outils. D'abord, un jeu vidéo Kinect, spécialement conçu par des thérapeutes et destiné aux enfants, pour une rééducation après une blessure ou pour des maladies chroniques. Objectif : permettre aux enfants de suivre leur thérapie de chez eux, devant leur téléviseur, éviter le déplacement à ceux qui vivent loin d'un hôpital, et faire gagner du temps aux médecins. Toutes les données sont transférées sur un portail qui leur est destiné. Ils peuvent modifier eux-mêmes les paramètres du jeu pour adapter le mouvement demandé à l'enfant. La start-up, qui a levé 200 000 euros en amorçage, sort tout juste de terre : un prototype du jeu a été mis au point et la plateforme sera disponible dans quelques mois. Une dizaine d'hôpitaux lituaniens ont d'ores et déjà accepté de se munir du dispositif. Ils devront s'acquitter d'une taxe pour l'installation, puis souscrire à un abonnement mensuel pour accéder à la plateforme. En ligne de mire de DevMotion : le développement de nouveaux jeux, puis, à terme, d'une API ouverte aux développeurs : une marketplace de jeux de rééducation virtuelle disponibles sur Kinekt, mais aussi wii, leap motion...

 Math 42

A l'heure où l'e-learning et les MOOC sont en pleine croissance, l'application iOS créée il y a quelques années par deux jeunes franco-allemands tombe à pic. Inspirés par leur expérience en tant que professeurs particuliers, ils ont mis au point Math 42, une appli destinés aux élèves de la 6ème à la Terminale. Elle leur offre des solutions étape par étape pour résoudre problèmes et équations. Les co-fondateurs, deux frères de 16 et 17 ans, sont en discussion avec plusieurs fonds d'investissements européens pour lever les fonds nécessaires à leur développement.

 Travee.me

Créée par une start-up basée en Israël, Travee est une application mobile spécialement imaginée pour les grands voyageurs. Elle leur permet de ne pas débourser un seul centime lorsqu'ils sont à l'étranger et reçoivent un appel provenant de leur pays d'origine. La communication est alors considérée comme un appel local, même si la carte SIM habituelle a été remplacée par une SIM locale. Via WIFI, 3G ou 4G, l'utilisateur décroche en faisant transiter l'appel via l'application. S'il veut lui-même appeler alors qu'il est à l'étranger, il devra cependant s'acquitter de coûts supplémentaires, "jusqu'à 95% moins chers que les taux habituels des opérateurs", souligne la start-up, qui utilise ce biais pour monétiser l'application. Travee a levé 950 000 euros en 2012 auprès de business angels pour se développer, et son CEO, Gideo Ziegelman, envisage déjà une expansion à l'étranger.

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