L’arrêt du support de Pacbase appelle au pragmatisme dans le choix des stratégies de modernisation

Cartographier les applications semble un préalable incontournable. Car le choix de la solution pourra changer en fonction de l'application concernée. Ensuite, l'entreprise devra respecter plusieurs étapes.

Le support de Pacbase sera arrêté à compter de 2015. Plusieurs solutions existent pour conserver les fonctionnalités des applications, optimiser les tests, préserver les investissements passés, maîtriser les risques, garantir sinon accroître la productivité et créer de la valeur pour les métiers. Au fil des entretiens que nous avons eus sur le sujet avec les utilisateurs, force a été de constater que la question du “comment conduire la modernisation des applications Pacbase” n’est dans bien des cas pas encore statuée.

Avant toute chose, il nous paraît essentiel d'anticiper la migration. Pour cela, définir une stratégie s'impose. Une réflexion approfondie doit en effet être menée sur les quatre scénarii récemment détaillées : privilégier la continuité en allant vers les offres IBM, ne rien faire et maintenir l'existant avec un nouvel éditeur Cobol, opter pour une conversion vers Java ou .Net, ou enfin adopter le standard Cobol. L'exercice sera certes délicat mais, quelle que soit l'option retenue, il faudra veiller à rester cohérent avec le schéma directeur des systèmes d'information.
 
Cartographier les applications de son SI nous semble à ce titre un préalable incontournable. Car l'option pourra changer en fonction de  l'application concernée. D'autre part, faire preuve de pragmatisme est plus que requis, et cela en ayant à tête quatre principes fondamentaux : envisager systématiquement le long terme, prendre en compte l'ensemble des risques et enjeux métier, anticiper la disponibilité des équipes pour gérer la migration, sécuriser les tests de non  régression car ils demeurent une étape critique.
 
Ensuite, l'entreprise devra respecter plusieurs étapes. Tout d'abord, mesurer l'impact sur son SI de l'arrêt de Pacbase à la fois sur un plan technique, humain, financier, organisationnel et stratégique. Ensuite procéder à une analyse de risques en prenant en compte deux dimensions : le caractère stratégique et sensible des applications et leurs perspectives d'évolution. La 3ème étape consistera à définir les scénarii possibles en fonction du contexte de l'entreprise et des solutions disponibles sur le marché, en comparant leurs avantages et leurs contraintes.

Enfin, l'entreprise élaborera un plan d'action concret de mise en oeuvre du scénario retenu. Un tel plan regroupera la liste des projets à mener, la planification des actions, d'un point de vue global et détaillé et en incluant une évaluation financière précisant le retour sur investissement escompté. Tous les éléments de coûts et de gains auront été pris en compte : productivité, qualité des applications, amélioration des méthodes de développement, pérennité accrue des applications stratégiques, etc.
 
Certaines actions peuvent d'ores et déjà être lancées pour contribuer au financement de ces investissements. Il sera de toutes façons important de toujours prendre en compte les réductions de coûts permises par la migration des patrimoines applicatifs Pacbase. Car l'arrêt de Pacbase ne crée pas juste une obligation de projet technique, c'est aussi une formidable opportunité d'adapter le patrimoine applicatif afin qu'il soit aligné sur les nouveaux enjeux de développement de l'entreprise et soit prêt pour relever les enjeux technologiques et business de demain.

Les preuves de concepts engagés aujourd'hui avec Micro Focus tendent à démontrer la pertinence des scénarios alternatifs à IBM.

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