Venue des Etats-Unis, le barter consiste à échanger des stocks contre de l'espace
publicitaire ou des services. L'agence barter rachète les invendus de la marque
à un prix déprécié et leur ouvre en plus un "crédit
Barter". "Les stocks sont écoulés sur les circuits habituels (e-commerce, étranger…)
ou me servent à alimenter en dotations de jeux concours les régies des grands
médias. En contrepartie, celles-ci me fournissent de l'espace publicitaire pour
mes clients", explique Jean-Luc Viaud, directeur général de MB&B.
Un système gagnant-gagnant pour la marque, qui revalorise ses stocks et qui
finance de cette façon entre 10% et 20% de ses investissements publicitaires.
Les médias sont eux aussi ravis : "Nous recrutons de nouveaux annonceurs
avec le barter et cela permet de faire des opérations importantes en limitant
le cash", témoigne Philippe Jacob, directeur général de Skyrock.com.
Encore peu connu en France, la barter décolle depuis 2006. "Nous comptons plus
de 60 clients, parmi lesquels Calvin Klein, Go Sport, ou Telemarket", se félicite
Jean-Luc Viaud.
Le hic, c'est que cette technique peut s'apparenter à de la vente à perte si
la vente en numéraire est inférieure à la valeur réelle
du stock. Elle est donc interdite en France. Bien que la quasi-totalité de ses
clients soient français, MB&B est par conséquent domiciliée… en Belgique.