Les causes de la crise à Dubaï Quelles sont les banques les plus exposées ?

ce sont surtout les banques anglaises qui sont exposées.
Ce sont surtout les banques anglaises qui sont exposées. © Pierre Naftalski

Selon la Banque des règlements internationaux (BRI), les grands établissements bancaires mondiaux détiennent 123 milliards de dollars de crédits accordés aux émirats. Cela représente une exposition limitée au regard de leurs créances totales, d'autant qu'une partie de ces crédits a été revendue sue les marchés. Mais les seules banques européennes se seraient engagées pour 90 milliards de dollars. Et au sein de ces banques, ce sont les britanniques qui seraient les plus exposés (50 milliards). Pour HSBC, la somme de ses prêts envers ses clients aux Emirats arabes unis atteindrait 15,9 milliards de dollars. Pour RBS, il est question de 8,15 milliards. Et selon l'association des banques des Emirats, fin 2008, les expositions de Standard Chartered atteignaient 7,8 milliards de dollars et celle de Barclays, 3,6 milliards de dollars. La banque française la plus impliquée aux émirats est BNP Paribas. L'établissement y totalise 1,1 milliard de dollars de prêts.

À Dubaï même, les banques européennes sont exposées dans des proportions bien moindres : 13 milliards de dollars selon une étude du Crédit Suisse. Là aussi, ce sont les britanniques les plus exposées. RBS aurait garanti pour 2,3 milliards de dollars de prêts à Dubaï World selon JP Morgan. Les pertes potentielles de HSBC sont elles estimées à un peu plus de 610 millions de dollars par Goldman Sachs et celles de Standard Chartered à 177 millions.

La banque française la plus impliquée aux émirats est BNP Paribas.

La France serait épargnée ou presque. BNP Paribas et Société générale n'ont pas communiqué de chiffres, mais le premier a déclaré ne pas être exposé à la bulle immobilière de Dubaï, tandis que le second a reconnu une exposition "limitée" à Dubaï World. Plus transparent, Crédit Agricole a fait état d'une exposition de 300 millions d'euros via sa filiale Calyon. Natixis, pour sa part, aurait une exposition de 35 millions d'euros sur la dette concernée par le moratoire de Dubaï World. Dexia, enfin a confirmé une exposition limitée sur DP World, filiale de Dubaï World. Les banques les plus exposées sont donc finalement celles des émirats à l'instar d'Abu Dhabi Commercial Bank, exposée à hauteur d'au moins 1,45 milliard d'euros à Dubaï World.

Crise financière / Dubai