La poussée du jardinage urbain A nouveaux clients, nouvelle offre

le prêt à poser cartonne auprès des jardiniers citadins.
Le prêt à poser cartonne auprès des jardiniers citadins. © Jardiland

Pour être certaines de capter cette nouvelle clientèle, les jardineries ont dû changer leur fusil d'épaule. Car les apprentis bêcheurs des villes ciblent leurs achats. La Sainte-Catherine où le dicton dit que tout bois prend racine, ça ne leur dit rien. Les clients urbains veulent des vivaces nécessitant peu d'entretien, des arbustes d'ornement, des plantes exotiques. Un minimum de contraintes pour un maximum d'effet en somme. Ce qui donne des achats dominés par l'impulsion, si bien que les jardineries doivent avoir une réponse à tout, tout de suite. "Ce n'est vraiment pas la même clientèle, convient Guilhem Porcheron. Les urbains sont à la recherche de verticalité, ils manquent d'espace au sol, tandis que la clientèle traditionnelle est plus dans l'horizontalité."

"En pleine saison, les plantes ou les fleurs prêtes à poser occupent 25% des surfaces de ventes. Il y a 10 ans elles n'existaient pas", analyse Pascal Houilliez, chargé d'études en marketing chez Botanic. Ce nouveau mode de consommation oblige les enseignes à modifier leur approvisionnement. Désormais elles passent commande à leurs fournisseurs de produits à floraison optimale à temps T. Fini l'époque ou les jardiniers amateurs achetaient des plants qu'ils attendaient de voir pousser et fleurir.

Autre tendance : moins il y a d'entretien, mieux ça se vend. Les orangers dans leurs cache-pots font un carton depuis deux ans. Les espaliers de fleurs qui n'ont n'a pas besoin d'être arrosées également.

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