Débouchés du bac L : si le marketing de contenu profitait à ces "loosers" de littéraires ?

Le marketing de contenus a le vent en poupe et semble être parti pour rester. Sans aller jusqu'à un "bouleversement" du marché de l'emploi, les profils littéraires pourraient profiter de cette tendance alors que la filière semblait au plus mal.

En 2013, "le contenu est roi." Vous avez sûrement déjà entendu cette phrase. Le marketing de contenus est un sujet fort à la mode. Cette stratégie marketing s'inscrit dans l'ère d'une nouvelle approche du marketing qui peut être résumée en "marketing d'attraction." Celui-ci consiste à prendre en compte le fait que le consommateur est saturé de messages publicitaires l'interrompant de tous les côtés, que ce soit à la télévision, sur les écrans d'ordinateurs (E-mails, bannières, vidéos...), dans la rue sur les panneaux et entre les pages de nos magazines préférés. Les marketeurs se sont alors demandés comment ils pouvaient trouver le Graal; faire en sorte à ce que le consommateur vienne (plus ou moins) par lui-même !

Le marketing de contenus n'est pas nouveau, le guide Michelin étant un des nombreux exemples datant de plusieurs dizaines de décennies. L'idée de cette tactique consistait à créer un lien fort entre le consommateur et la marque, puisque cette dernière n'était pas seulement là pour vendre ses produits, mais aussi pour informer et éduquer, résultant dans un attachement à la marque. A l'âge de l'internet 2.0, le web interactif et social, cette production et diffusion de contenus est à la portée de tous. N'importe qui peu démarrer un blog et créer son canal de diffusion grâce aux réseaux sociaux.
La démocratisation des pratiques d'optimisation des moteurs de recherche a fait le reste.
Les entreprises ont désormais toutes les clés en main pour promouvoir leurs produits avec des contenus visuels et rédactionnels, et ils deviennent leurs propres médias. 

Ces littéraires condamnés au chômage... ou pas

Vous avez sans doute compris ce à quoi nous allons venir... Étant moi-même un ancien littéraire convaincu, il m'intéresserait fortement de pouvoir mesurer l'impact sur le marché de l'emploi. Je vois déjà émerger de offres de production de contenus et notamment rédactionnels. Les entreprises qui n'ont pas le temps de se consacrer à l'écriture d'articles de blog externalisent cette tâche et demandent à des prestataires externes de le faire à leur place. Et soudainement, les rédacteurs de qualité, qui savent ce qui fait une bonne histoire, captivante et passionnante, ont un avantage certain. 

Les débouchés que l'on communique auprès des élèves du baccalauréat littéraire se limitent aux sciences humaines, au droit, aux langues et aux arts. C'est la raison pour laquelle nombreuses sont les personnes qui prédisent un avenir sombre à la majorité de ces étudiants littéraires, car seuls les meilleurs pourront vivre de leurs revenus dans ces domaines.
Il est tellement dommage de fermer des portes à des jeunes personnes qui sont à peine majeures. Je n'ai jamais regretté mon baccalauréat littéraire car il m'a appris tellement de choses qui s'avèrent être si importants en marketing, alors que pourtant j'étais destiné à une vie de misère, surpassé par l'excellence des scientifiques et économistes. 

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