Et si vous deveniez un "sale gosse" ?

Agiles, irrespectueux, créatifs, casseurs de codes, innovants...ils ont choisis de réinventer le monde, notre monde et notre quotidien ! Ils vous Uberisent, ils vous Blablacarisent ou vous AirBnBisent mais ils vous séduisent et pourtant se sont tous des "sales gosses" !

Qui n’a jamais pris plaisir à retrouver son âme d’enfant ! Cet enfant terrible qui sommeil en chacun de nous. Pour certains c'est justement cet enfant bien présent qui est le fondement, le moteur et l’outil indispensable à ce qu’ils font ou à ce qu’ils deviennent !
  

Marc ZUCKERBERG, Steve JOBS, Marc SIMONCINI, Jeff BEZOS, Xavier NIEL, Travis Kalanick, Jacques-Antoine GRANJON sont tous de véritables « sales gosses » !

 

Ils ont crée des choses totalement différentes, simples parfois, mais toujours pas pareil.

Ils se sont inspirés de ce que les sociétés dites classiques font bien et ils l’ont fait mais en beaucoup mieux !

Ils se sont nourris d’images et de fondements écrits par ceux qui ont construit la vieille économie.

Ils ont appris dans les écoles des règles d’économie vieilles de 200 ans.

Désormais ils deviennent entrepreneur avant d’être diplômé (Zuckerberg, Larry Page, Sergei Brin…).

Alors qu’est-ce qui les poussent à être différents de leurs ainés ?

Pourquoi cherchent ils sans cesse à casser les codes de l’existant ? Moins cher, plus rapide, plus accessible, plus, toujours plus ?  

Agiles et irrespectueux, ils cherchent à réinventer le monde dans lequel ils évoluent. Ils cherchent la faille positive dans chaque particule du quotidien et ils la trouvent !  

Les entreprises dites « classiques » n’ont pas beaucoup de choix face à ces nouveaux « barbares » : aucune issue possible, refuser la disruption et c’est le risque de passer pour des retardataires, voire de l’être pour de bon !

Se battre contre ou s’en inspirer et faire naître des idées et des nouveaux modèles ?
Quelle est la véritable question ?

Faut-il s’ »auto disrupter » avant que l’on vous « Uberise » ou que l’on vous « Blablacarise » ?


Le mastodonte peut-il acquérir l’agilité de l’écureuil ?

Non, les éléphants ne deviennent pas de graciles ballerines d’un coup de baguette magique ! Cependant le constat est simple, si « Small is Beautiful » (et Agile !), « Big is Powerful » !

Seule solution : que les uns aident les autres et vice versa.

Le puissant, le géant manque d’innovation et d’agilité et le petit (la StartUP, l’entrepreneur) manque d’argent, de présence (de puissance) et de structuration !  

Il faut donc apprendre à voler avec l’aigle pas l’albatros

L’entreprise d’aujourd’hui ne peut plus regarder les startUPs et les entrepreneurs comme des animaux magiques, comme un monde à part avec des règles étranges.

Non, il ne suffit pas d’investir dans une startup pour faire de vous une startup !

Créer un incubateur ne fait de vous qu’un financier, pas un inventeur.

C’est déjà une étape me direz-vous et nombre de startups sont très heureuses, et moi aussi, de voir enfin les entreprises investir dans l’innovation hors leurs murs.

Mais la véritable question est : pourquoi aller chercher ailleurs ce qui est en vous ? Avez-vous suffisamment valoriser votre propre capacité d’innovation, avez-vous cherché dans les rangs de vos collaborateurs les idées qui vont changer ou qui vont améliorer votre organisation ?

Alors bien sûr en ce moment on voit fleurir ça et là des Hackatons ou des Startups Weekend et c’est bien car ce sont des actions concrètes, des réelles avancées tangibles enfin provoquées par les entreprises.

Mais cette forêt d’initiatives ne cachent-elle pas l’arbre du problème ?

On ne naît pas disruptif, on le devient !

On ne fabrique pas de nouveaux codes pour cacher les anciens : on les casse !

Seule solution possible pour les entreprises, grandes, moyennes, petites, btoc ou btob, devenir ou redevenir la startup qu’elles ont oublié d’être. RETROUVER une âme d’enfant !   Pour innover inutile de tout casser. Au contraire on ne « disrupte » bien qu’en maîtrisant, qu’en intégrant totalement ce qui a été bien fait auparavant.  

Il émerge ainsi trois piliers essentiels et simples à mettre en œuvre dans les sociétés dites « classiques » afin qu’elles débutent un potentiel renouveau.

Tout d’abord, il est important de changer les modes de management : pas de chefs mais des idées différentes et des capacités bien exploitées (Paul votre comptable est peut-être un formidable créatif et porte en lui une idée de génie pour votre entreprise, mais personne ne lui a jamais demandé et il n’ose pas vous le dire !) Ce sont les collaborateurs les ingrédients clés de l’innovation, c’est avec et grâce à eux que l’on avance.
 

Ensuite, prendre plus rapidement des décisions : la peur de l’échec, la volonté de perfection en laboratoire et un nombre considérable des fausses excuses, bloquent la prise de décision rapide. Test & Learn, Do it first, sont au fronton des plus grosses réussites actuelles ! Faites le d’abord, testez votre idée dans la réalité c’est la meilleure et l’unique façon de voir si elle fonctionne !  

Et enfin, sortez du cadre, sortez de vos bureaux, donnez-vous le temps d’en prendre voire d’en perdre.  Ce fameux et récurrent manque de (prise de) temps qui est aux Dirigeants d’entreprise ce que le mal de dos est à la planète : le mal du siècle !

Comment faire pour innover, pour « disrupter » si vous ne saisissez pas le temps d’y réfléchir. Comment prendre d’autres chemins si vous demeurez chaque jour sur la même voie que la veille ? Si les sociétés dites classiques tentent aujourd’hui d’être innovantes en regardant ou en écoutant enfin les autres, il serait bon que les startups entrent dans les entreprises par la grande porte ! Laissez-vous StartUPER !

Prenez un grand bol d’innovation et approchez au plus près ceux qui innovent et inventent. Mesdames et Messieurs les Dirigeants de grands groupes, de grandes PME allez vous attendre encore longtemps qu’un autre plus petit vienne vous Uberiser sur l’autel de votre soi-disant expertise ? Différents programmes se développent ça et là dans le monde.

Dans la « Silicon Valley » ni dieu, ni maître, ni professeur, ni élève : du partage, des échanges, de l’écoute et du laissez faire ! Entreprendre est dans les gênes de chaque étudiant. Et même si ils apprennent, ils apprennent vite à désapprendre pour créer et innover. Larry Page (GOOGLE) « non diplômé » de Stanford, pourrait donner de sacrées leçons de rentabilité aux géants économiques de la planète.

Les Dirigeants doivent se responsabiliser, les COMEX doivent sortir prendre l’air et renifler l’innovation là où elle est. On peut citer en exemple Renault-Nissan qui a ouvert un  Lab Innovation dans la Silicon Valley et comme le dit simplement Serge Passolunghi, Directeur de Renault Innovation Silicon Valley : « Nous ne sommes pas dans la Silicon Valley pour rester dans nos bureaux » mais là pour tester la démarche "try and fail" et ramener dans leur bagages le "StartUP Spirit". Le Dirigeant doit se frotter, faute de la vivre, à la réalité des entrepreneurs et des startups !

C’est en osant suffisamment, en prenant des risques que l’on innove, que l’on trouve, que l’on réalise de nouvelles idées. La prise de risque est la pierre angulaire de l’innovation. Et la gestion de l’échec doit être totalement intégrée. Tout problème est souvent une solution que l’on a mal évaluée. L’échec est fondateur de toute réussite. Un passage obligé pour les StartUPs, qui le valorisent intégralement.

« Si on ne connait pas d’échec, c’est qu’on a pas pris suffisamment de risques » dit Fany Pechiodat, entrepreneuse à succès et fondatrice de My Little Paris.

Alors Mesdames et Messieurs les « Décideurs », innovez, prenez des risques et des décisions mais surtout devenez ou redevenez des « sales gosses » et n’attendez pas que  d’autres le soient pour vous ou plus que vous !  

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