Protéger votre marque en ligne

Le monde de la protection des marques connaît un certain chamboulement. Voici les principaux points à retenir.

Les tendances de 2015 : multicanal et progression de la fraude

2015 a vu l’essor du marketing multicanal : 63 % des budgets marketing ont en effet été investis dans les canaux en ligne. Or chaque nouveau canal s’accompagne de risques pour les propriétaires de marques.

Nous recommandons donc aux marques de mettre en place un programme complet de surveillance multicanal afin de découvrir et de contrer les abus de marque, y compris sur les mobiles et les réseaux sociaux. Le mobile est désormais le principal moyen d'accès à Internet. Le m-commerce enregistre une forte croissance et représente 22 % du volume total de e-commerce.

De même, les médias sociaux sont de plus en plus le théâtre d’abus de marque. Les marques ont par conséquent besoin de visibilité sur les modes et cas d’utilisation de leur nom sur les mobiles et les réseaux sociaux.

Aussi, la fraude ne cesse d’évoluer. Les marques doivent ainsi protéger leurs clients et prospects contre les escroqueries de type phishing, en particulier le spear-phishing et les e‑mails contrefaits au sein des entreprises.

Les tendances en 2016 : Deep Web/Darknet, impression 3D, nouveaux types de menaces mobiles, streaming illégal, malware

Nous voyons émerger de nombreuses nouvelles tendances en 2016. Le Deep Web/Darknet fait l’objet d’un intérêt croissant et les marques, en particulier dans le secteur financier, doivent mieux cerner leur niveau de risque. Si le respect des droits sur le Darknet pose problème en raison de l’anonymat qui y règne, un contrôle périodique des abus de marque est néanmoins préconisé.

L’impression 3D n’en est certes qu’à ses balbutiements mais elle représente une menace qui se profile pour les marques à travers le monde. Selon les prévisions, plus de cinq millions d'imprimantes 3D seront vendues en 2019. Les détenteurs de marques doivent s’intéresser aux risques de violation de propriété intellectuelle suscités par l’impression 3D, aussi bien pour les biens numériques que physiques.

Il convient de surveiller la mise à disposition sur Internet de plans et de fichiers de CAO, souvent sources d’infraction aux droits de reproduction et de propriété intellectuelle par l’impression 3D.

Comme en 2015, les mobiles continuent de représenter une menace pour les marques. Nous assistons à l’apparition de places de marché, de réseaux sociaux voire de services bancaires réservés aux mobiles. Les applications mobiles malveillantes se multiplient : on en dénombrait ainsi moins de 20 000 en 2012 mais plus de 390 000 au cours des trois premiers trimestres de 2014.

Enfin, le malware est plus facile à créer et plus diversifié que jamais, décliné par exemple sous forme de spyware à l’image du cheval de Troie Win32/Meredrop ou de chevaux de Troie d’accès distant (RAT) tels que Back Office et AlienSpv. Les propriétaires de marques doivent également être sur leurs gardes face au ransomware dont se servent des cyberracketteurs pour obtenir des profits immédiats.

Ceux-ci exigent de leurs victimes le versement d’une rançon (généralement en bitcoins) pour leur redonner accès à leurs systèmes ou à leurs données. Nous avons constaté une recrudescence des cas de ransomware de type « drive-by », où des utilisateurs peuvent infecter leur ordinateur en se rendant simplement sur un site Web piraté, souvent appâtés par une publicité mensongère.

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