Liquidation judiciaire

Lorsque l'entreprise est en cessation de paiements et qu'aucune possibilité de redressement de l'activité n'est envisageable, la liquidation judiciaire est inévitable.

Comment se retrouve-t-on en liquidation judiciaire ?

La liquidation judiciaire survient sur décision d'un tribunal. Elle est déclenchée lorsque l'entreprise est en cessation de paiements (l'entreprise ne peut plus faire face à ses dettes) et se retrouve dans l'impossibilité de se redresser.

Quelle(s) procédure(s) pour la liquidation judiciaire ?

La demande d'ouverture d'une liquidation judiciaire peut être ouverte par le débiteur lui-même. Cela est possible au plus tard 45 jours après la cessation de paiements et lorsqu'aucune procédure de conciliation n'a été engagée. La demande peut également être menée par une saisie d'office du tribunal ou une saisie du tribunal sur requête du ministère public. Enfin, une assignation du débiteur par un ou plusieurs de ses créanciers est aussi possible.
Le tribunal de commerce est compétent pour ce type de procédure lorsque le débiteur est commerçant ou immatriculé au registre des métiers. Dans les autres cas, le tribunal de grande instance est désigné.

Liquidation judiciaire : quel est le rôle de la justice ?

Le tribunal compétent nomme un liquidateur chargé de mettre en œuvre la liquidation judiciaire de l'entreprise. Le liquidateur exerce alors les droits et actions du débiteur dessaisi de l'administration de l'entreprise et de la disposition de ses biens. Il procède ainsi à la vente des biens (de gré à gré ou par enchères publiques), aux procédures de licenciements des salariés et veille au respect des règles en vigueur.

Quelles conséquences a une liquidation judiciaire pour l'entreprise ?

Pour une entreprise individuelle comme pour une société, un liquidateur est chargé de vendre tous les biens de l'entreprise pour payer les créanciers. Le montant des actifs (ce que possède l'entreprise) sert à payer le passif (ce que doit l'entreprise). Seul le statut d'entreprise individuelle peut entraîner une saisie de biens personnels.

Et pour les salariés ?

Les salariés de l'entreprise en liquidation judiciaire sont soumis aux règles du licenciement économique. En cas de cession de l'entreprise, les conditions de sauvegarde des emplois sont l'un des principaux critères considérés par le législateur.

Et pour les créanciers ?

Le liquidateur répartit le produit des ventes des biens saisis et règle le paiement aux différents créanciers.

Et après la liquidation judiciaire ?

La clôture de la procédure de liquidation judiciaire est possible lorsqu'il n'existe plus de passif exigible, que le liquidateur détient des sommes suffisantes pour désintéresser les créanciers ou que l'insuffisance de l'actif rend impossible la poursuite de l'opération. Une cession globale ou partielle de l'entreprise est également possible, lorsque des offres de reprise sont formulées et acceptées par le tribunal en considérant la sauvegarde des emplois et les garanties d'exécution.

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