Dossier Comparatif : 6 plateformes cloud de développement "low code"

Développer rapidement avec le moins de code possible, c'est la promesse des plateformes "low code" proposées par Appian, Salesforce, Google, OutSystems, Mendix ou ServiceNow. Des éditeurs qui profitent du cloud pour démocratiser cette approche orientée métier.

Depuis que l'informatique existe, les initiatives se sont multipliées pour créer des applications avec le moins de code possible. Au début des années 90, Microsoft plaçait dans Visual Basic l'espoir de développer plus rapidement des applications à partir d'interfaces graphiques.

Il y a eu ensuite la vague des ateliers de génie logiciel comme NSDK, Windev ou Visual Studio visant à industrialiser la production de programmes en générant automatiquement du code. Plus récemment, des outils tels que IFTTT, Zapier ou Microsoft Flow permettent à des utilisateurs lambda d'automatiser des tâches entre des applications différentes et selon des scenarii prédéfinis.

Le cloud remet au goût du jour cette promesse du "low code" grâce à ses atouts intrinsèques de puissance de calcul et de gestion du dimensionnement. Via leurs PaaS, Salesforce, Appian, Mendix ou plus récemment Google proposent de démocratiser l'approche en ajoutant des couches d'abstraction.

Géants du web contre spécialistes du "low code"

Ces plateformes visent le "citizen developer", cet utilisateur métier, néophyte en codage qui va concevoir ses propres applications tout en respectant les standards établis par la DSI. Une manière de lutter contre le shadow IT introduit par les solutions SaaS ou le développement d'applications maison avec Access ou Excel.

Appian, OutSystems, Mendix et Salesforce : les leaders du "low code" selon Forrester  

Parfois appelé aPaaS, pour Application Plateform As a Service, ce type d'offre se compose d'une interface qui permet de définir visuellement les processus métiers et workflows associés, de connecteurs pour importer les jeux de données et, enfin, d'un gestionnaire du cycle de vie de l'application - qui va la suivre de sa conception à sa maintenance.

Associé au cabinet Texeï, Matthieu Hasser distingue parmi les acteurs de ce marché "les généralistes comme Salesforce ou Google qui proposent des plateformes de cloud très 'scalables' pouvant absorber de fortes volumétries, et les pure players du 'low code' qui se positionnent sur des spécialisations sectorielles".

Dans une étude remontant à avril dernier, Forrester plaçait trois pure players – Appian, OutSystems et Mendix – aux côtés de Salesforce parmi les leaders de ce marché. Son offre ayant été lancée postérieurement, Google ne figure pas dans cette liste.

Wave de Forrester sur les outils de développement "low code" © Forrester

Enjeux autour de la sécurité et de la conformité

Dans la mouvance DevOps, l'objectif de ces solutions consiste à accélérer le rythme de livraison d'applications web et mobiles tout en s'appuyant sur l'expertise du métier. Ces plateformes "low code" sont toutefois souvent utilisées par les métiers pour "valider" une intuition sans pousser plus loin le processus de concrétisation.

Par ailleurs, il s'agit bien de plateformes "low code", à faible niveau de codage, et non de "no code". "Il serait illusoire de laisser entendre que l'on peut créer une application sans écrire une ligne de code, en déplaçant simplement des icônes par glisser-déposer", poursuit Laurent Chailley, directeur commercial d'Appian. "L'intégration au système d'information existant exige du scripting."

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