Top 500 des supercalculateurs : les 20 pétaflops par seconde atteints
Les Etats-Unis reprennent la tête du classement. Le supercalculateur en question ? Il repose sur un système IBM BlueGene/Q, et compte 1,5 million de cœurs.
Les Etats-Unis ont ravi la première place du classement mondial des supercalculateur les plus puissants au Japon.
La recherche nord-américaine était restée en tête jusqu'en novembre 2010 (avec un Cray). Date à laquelle elle avait cédé sa place à la Chine. En juin 2011, le Japon avait créé à son tour la surprise avec le KComputer fourni par Fujitsu. Atteignant 8,16 pétaflops par seconde, la grappe de calcul, installée par l'Institut national japonais de recherche avancée sur les supercalculateurs (à Kobe), a été portée depuis à 10,5 pétaflops.
Les Etats-Unis n'ont donc pas tardé à contre-attaquer. Le Lawrence Livermore National Laboratory (LLNL) de Californie a relevé le défi avec du matériel américain (un IBM BlueGene/Q, Power BQC 16C 1.60 GHz, Custom / 2011). Une plate-forme informatique qui atteint 16,3 pétaflops par seconde en vitesse de croisière, et 20 pétaflops en crête. Fort de 1,5 million de cœurs, elle a été déployée par le département de recherche sur l'énergie du LLNL.

L'édition de juin 2012 du Top 500 Supercomputer List marque également un retour en force de l'Europe dans la course au calcul informatique. Alors que la France conserve sa 9e position (avec le supercalculateur du CEA), l'Allemagne et l'Italie grimpe respectivement à la quatrième et septième place. Tous deux grâce à des grappes de serveurs fournies par IBM.
Le centre de recherche de Leibniz a choisi un système IBM iDataple. Quant au Consortium Inter-universitaire italien CINECA, il a retenu un BlueGene/Q. L'Allemagne occupe également la huitième place avec un système IBM de même modèle. Au total, cinq systèmes IBM sont présents dans le top 10 - dont quatre BlueGene/Q.