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Quels sont les différents acteurs intervenant dans un projet informatique et leurs rôles ?
Comme tout projet d'entreprise, la maîtrise d'ouvrage (MOA), qui est représentée généralement par un ou plusieurs départements métier, se charge d'élaborer en amont un cahier des charges. Un document qui spécifie les besoins fonctionnels de l'application à développer. Il est généralement réalisé en lien avec la direction des systèmes d'information (DSI) qui apporte ses connaissances de l'environnement technique et son expérience des solutions technologiques, en vue de juger de la faisabilité des demandes - à la fois en termes technique et financier. Un cabinet de conseil peut également venir épauler la société dans ce processus d'analyse et l'accompagner par la suite lors de l'appel d'offres visant à sélectionner le ou les produits nécessaires - dans le cas où la piste du développement spécifique est rejetée.
La maîtrise d'oeuvre (MOE) - qui couvre développement et intégration - est prise en charge par la DSI. Elle peut également être sous-traitée (entièrement ou en partie) à une société de services. Cela intervient par exemple quand la société préfère éviter d'internaliser une activité ne constituant pas son coeur de métier. Dernier acteur à ne pas oublier : la direction financière, puisqu'elle a son mot à dire sur les budgets alloués au regard d'une politique de rationalisation des coûts.
Quelles sont les grandes problématiques propres à la gestion de projet informatique ?
L'un des principaux enjeux d'un projet informatique réside dans la grande variété des profils internes qu'il fait intervenir, des responsables métiers en passant par des techniciens (informatiques et télécoms) voire des décideurs de plus haut niveau - jusqu'à la direction générale. Dans le cas de certains déploiements, tel que celui d'un portail d'entreprise ou d'une solution de consolidation de données, plusieurs départements sont même amenés à collaborer. L'idéal est alors de positionner un responsable informatique ou un membre du service organisation (s'il existe) comme chef de projet maîtrise d'ouvrage. Il bénéficie en effet d'une position suffisamment neutre pour coordonner la réalisation des préconisations, en prenant en compte les objectifs de chacun et les points d'achoppement éventuels.
Lors de la mise en oeuvre
du projet, un grand nombre d'acteurs peuvent également entrer en action, notamment des équipes informatiques internes et des prestataires de services (intégrateur, hébergeur, opérateur, etc.) parfois nombreux. Prise en charge par la DSI ou sous-traitée à une SSII, la coordination de l'ensemble conditionne le respect de la feuille de route du chantier, ainsi que la qualité des déploiements réalisés.
Quelle démarche appliquer ?
Quel que soit le domaine applicatif ciblé, la mise en oeuvre d'un projet informatique se décline en plusieurs étapes à suivre avec le plus grand soin. Comme on l'a vu plus haut, elle débute par des actions touchant à la formalisation des objectifs et du cahier des charges. Vient ensuite la planification (délais, finance, etc.), ainsi que le recrutement de personnes compétentes (internes et/ou externes) et l'attribution des rôles et objectifs dévolus à chacune autour des deux axes évoqués (MOA et MOE).
Lors des déploiements en tant que tels, la démarche se poursuit par une phase de coordination et de suivi des équipes et des travaux, qui peut d'ailleurs s'effectuer par le biais de mécanismes de supervision et de travail collaboratif (processus, alertes, etc.). De nombreux éditeurs proposent des produits supportant ces processus (cf liste ci-dessous).
De très nombreux livres ont été écrits sur le thème de la gestion de projet informatique. De nombreuses méthodes ont également été formalisées, notamment par des cabinets de conseil ou des organismes publics, en se basant sur des retours d'expérience. Les plus célèbres d'entre elles sont ITIL et COBIT. La première formalise les processus de services élaborés par une DSI vis-à-vis de ses utilisateurs. Elle inclut notamment une partie portant sur les liens entre les activités de son département production et les métiers, en vue d'appliquer des règles de déploiement en adéquation avec les exigences de ces derniers. Quant à la méthode COBIT, elle touche moins à la manière de mettre en place les processus informatiques qu'à leur gouvernance. Ainsi, elle se concentre sur la définition d'indicateurs visant à mesurer la compatibilité de la DSI avec des objectifs de bon fonctionnement.
Comment bien assurer le passage en production ?
Au terme des développements, 3 points sont à prendre en considération pour assurer le passage en production, 3 étapes pour lesquelles de nombreuses démarches ont également été formalisées :
- Le recettage, qui a pour but de valider le bon fonctionnement de l'application par une série de tests,
- Le
basculement en production de l'application, qui doit suivre un processus bien particulier en vue d'éviter les incidents techniques et prendre en compte ensuite la montée en charge côté utilisateurs,
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La gestion du changement, qui consiste à accompagner les utilisateurs dans la prise en main du nouvel outil.
Et mesurer la réussite d'un projet ?
La mesure du retour sur investissement (ROI) des déploiements réalisés constitue la dernière étape du cycle de gestion projet. Elle dépend d'un certain nombre d'éléments liés à l'application, notamment sa proximité avec le coeur de métier de l'entreprise, sa valeur ajoutée fonctionnelle et organisationnelle (dématérialisation, automatisation de processus, etc.) et son périmètre (départemental, groupe, interentreprise, etc.).
En conséquence, les indicateurs financiers seront très différents en fonction des types de systèmes mis en oeuvre. Un grand nombre de matrices sont proposées par les cabinets de conseil et les sociétés de services pour aider à leur évaluation. Des démarches d'amélioration qualité peuvent également être appliquées quant à la manière de gérer ses projets informatiques. Un objectif que des méthodes comme Cobit pourront aider à atteindre.
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"Les wikis sont parfois plus adaptés que les outils de gestion de projet"
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"Sur certains projets, je fais intervenir une coach"
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