L'influence de Google sur Barack Obama Christine Varney, l'exception qui confirme la règle ?

Dans la longue liste des personnalités promues par le nouveau président américain, toutes ne sont pas nécessairement favorables à Google. La juriste Christine Varney, nommée en février à la tête de la division antitrust du département américain de la Justice est de ceux-là. Elle estime en effet que le moteur de recherche détient le monopole de la recherche sur Internet et en est proche sur le marché du cloud computing. 

 

La responsable de la division antitrust du département américain de la Justice ne vénère pas Google

Il faut dire que Christine Varney s'y connaît en matière d'abus de position dominante. Dans les années 1990, c'est elle qui représenta les intérêts du navigateur Netscape au cours du procès fleuve opposant l'Etat fédéral à Microsoft, accusé d'imposer de manière déloyale son propre navigateur, Internet Explorer. Juriste spécialiste de l'Internet, elle a également travaillé pour de nombreuses gloires de l'Internet parmi lesquelles eBay, AOL ou même un certain Doubleclick, absorbé depuis par Google pour 3,1 milliards de dollars. 

 

Choisie par le président américain, Christine Varney est relativement connue pour ses avis critiques vis-à-vis de la position dominante de Google sur Internet. Si la juriste reconnaît que le moteur de recherche dispose d'une réelle force d'innovation et n'a, jusqu'à présent, jamais eu recours à des pratiques illégales pour gagner des parts de marché, elle pourrait cependant ne pas faire de cadeau au groupe. A l'automne 2008, Google a déjà échappé de justesse à une action antitrust en abandonnant son projet de partenariat publicitaire avec Yahoo. 

 

Selon plusieurs observateurs, l'arrivée de Christine Varney au département de la Justice servirait essentiellement à calmer les inquiétudes concernant d'éventuels traitements de faveurs dont pourrait bénéficier Google grâce à ses connexions au sein de l'administration Obama. L'exception qui confirme la règle ?

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