Secteur du vin : pourquoi les prix baissent La profession redoute les prochains mois

la faible récolte 2008 et la qualité du millésime 2009 peuvent encore inverser
La faible récolte 2008 et la qualité du millésime 2009 peuvent encore inverser la tendance. ©  A S Delage Santacreu - Fotolia.com

Seul point positif sur ce sombre tableau, à Bordeaux comme en Bourgogne, la récolte 2008 a été faible. Les stocks ne sont donc pas trop importants. Mais 2009 devrait s'illustrer par sa quantité un peu partout en France. "Et si l'économie ne repart pas, les stocks pèseront lourdement sur les trésoreries l'année prochaine", prévient Bernard Farges dont l'analyse est partagée par Michel Baldassini, le président du Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne.

Ailleurs, même s'ils sont en baisse (-6%), les stocks de vins de Cahors demeurent conséquents (44 millions de bouteilles). Même inquiétude pour les vins de Centre Loire dont les stocks ont déjà augmenté de 4% cette année.

Autant de paramètres qui mettent de nombreuses exploitations dans une situation délicate. D'autant plus qu'à Bordeaux, les transactions entre viticulteurs et négociants ont baissé de 30% sur un an. D'ailleurs en Gironde, la situation pourrait devenir explosive. Les viticulteurs des appellations les moins prestigieuses doivent désormais faire face à des coûts de production de l'ordre de 1 000 euros le tonneau pour un prix de vente qui oscille entre 750 et 950 euros le tonneau. Une situation qui menace près de 40% des viticulteurs de la région.

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