Le rôle et l’importance du capital-investissement au Moyen-Orient

Les pays du Moyen-Orient ont besoin de financements en capital pour assurer un meilleur équilibre entre risques encourus et rendement dégagé et pour encourager le développement des petites et moyennes entreprises.

Les sociétés spécialisées dans l’apport de capital-investissement ont su répondre à des besoins de ce type dans certains environnements en s’appuyant sur des entreprises privées indépendantes et sur un ensemble bien défini de compétences de gestion. Ces caractéristiques que l’on rencontre aux Etats-Unis et en Europe et qui ont été reproduites dans d’autres pays semblent constituer des facteurs essentiels de réussite.

 

Les capital-investisseurs définissent leur métier comme le financement et l’assistance au management tout en mettant à l’avant l’expression de partenaire actif de l’entreprise ou du dirigeant. C’est pour cela que le capital-investissement se présente comme la combinaison d’une opération en fonds propres et de consulting.

 

Il y a deux raisons principales pour lesquelles le Moyen-Orient a besoin d’une amélioration des moyens dont il dispose pour dégager des financements en capital. En premier lieu, du fait du degré d’incertitude qui affecte de nombreuses entreprises nouvelles, une instabilité du taux de rémunération oblige à recourir à des méthodes de financement plus adaptées. Les ressources en capital présentent l’avantage d’établir un lien plus étroit entre le risque et la rémunération dans des conditions économiques incertaines. En second lieu, les ressources en capital sont particulièrement utiles pour le financement des PME auxquelles les pouvoirs publics s’intéressent rarement.

 

Toutefois, ces entreprises n’ont généralement pas accès au marché des actions existants. L’étroitesse des marchés des actions qui se traduit par leur vulnérabilité aux chocs n’est pas limitée aux pays en développement de plus faibles tailles ; la plupart des marchés financiers des pays du Moyen-Orient sont sous-développés avec un montant total de capitalisation inférieur à $ 2.6 billion en 2016.

 

Le thème de financement en fonds propres des firmes non cotées, et plus spécifiquement celui de l’activité de capital-investissement au Moyen-Orient, revêtent une réflexion intéressante pour la recherche appliquée. Pour autant, la relation capital-investisseur/dirigeant et les implications en termes de valeur ajoutée demeure à ce jour un sujet d’étude relativement peu analysé.

 

De toute évidence, le Moyen-Orient devrait regagner une place financière sur la scène économique internationale. Cette perspective suffit à accorder à l’industrie de capital-investissement des spécificités économiques et son énorme potentiel de croissance en termes notamment de volume d’investissement, de fonds levés ou d’esprit d’entrepreneuriat.

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