La micro-franchise, comment ça marche ?

Micro-franchise Ce nouveau mode de création d'entreprise permet de se lancer avec une enseigne connue pour 10 000 euros.

S'inspirant du micro-crédit développé par Muhamad Yunus au Bangladesh dans les années 1970, la micro-franchise solidaire permet à des entrepreneurs de se lancer en franchise à moindre frais. En règle générale, un apport personnel - souvent financé par un micro-crédit - de 10 000 euros suffit. Ce modèle est né en 2009 grâce à l'Association pour le droit à l'initiative économique (Adie). 

Spécialisée dans le financement de micro-entrepreneurs, l'Adie développe des partenariats avec des réseaux de franchise

Déjà spécialisé dans le financement de micro-entrepreneurs, cet organisme s'est en effet intéressé au secteur de la franchise et développe aujourd'hui des partenariats avec deux enseignes : Chauffeur&Go et O2 Jardinage, du groupe O2. D'après l'Adie, d'autres projets sont à l'étude et de nouveaux réseaux devraient proposer la micro-franchise dans les mois à venir.

Qui cela concerne-t-il ?

Opter pour la micro-franchise solidaire permet à des porteurs de projet de créer leur entreprise en franchise alors que leurs ressources financières ne suffiraient pas dans un cas classique. Pour rappel, rejoindre un réseau de franchise coûte en moyenne plusieurs dizaines de milliers d'euros et les organismes financiers s'engagent à financer le franchisé si le montant de son apport personnel représente 30 % de l'investissement total. En-deçà, les établissements bancaires se montrent généralement frileux.

Ce modèle "vise à proposer à des personnes éloignées du marché de l'emploi, avec peu ou pas de qualification professionnelle, la création d'une micro-entreprise clés en main", précise l'organisme de micro-financement.

Devenir micro-franchisé

Plusieurs possibilités s'offrent aux candidats à la micro-franchise. En effet, les futurs créateurs peuvent postuler via l'Adie, qui publie les offres à saisir avec ses partenaires, mais aussi directement auprès des enseignes via leur site Internet. A ce titre, d'autres réseaux non engagés auprès de l'Adie s'ouvrent à la micro-franchise : Domidom et Mikit par exemple. Ce système ne disposant pas encore d'une grande renommée, le portail de Pôle Emploi constitue un important relais de candidatures.
Pour exemple, Stéphane Frachisse a créé sa micro-franchise de jardinage par ce biais. "J'ai toujours voulu créer mon entreprise de jardinage. Or, je ne savais pas par où commencer", confie-t-il. Après plusieurs rendez-vous avec l'association et le réseau, ce micro-franchisé de Belfort a créé son entreprise en juillet 2014. Afin de démarrer rapidement, il a bénéficié d'un micro-crédit de la part de l'Adie ainsi que de conseils personnalisés, en plus du savoir-faire et de l'assistance de l'enseigne.