5 repreneurs d'entreprise qui ont sauvé leur boite Michel Morin (Léon de Bruxelles) a remobilisé les équipes

La chaîne de restaurants Léon de Bruxelles a connu un développement exponentiel et un déclin tout aussi rapide, dans les années 1990. Plusieurs ouvertures de restaurants, une introduction en Bourse puis la descente aux enfers : "à cause d'un développement trop rapide et hasardeux, la société a rencontré de sérieuses difficultés, jusqu'au placement en redressement judiciaire", résume Michel Morin.

michel morin a repris léon de bruxelles en 2002.
Michel Morin a repris Léon de Bruxelles en 2002. © Léon de Bruxelles

Après avoir occupé des postes de direction dans le groupe Accor et chez Buffalo Grill, l'homme décide, en 2002, de reprendre cette société en déclin.

 "J'ai repris l'entreprise avec l'aide de Jean-Louis Detry, rappelle-t-il. Lui avait les connaissances financières pour assainir Léon de Bruxelles et moi les compétences opérationnelles." Combinant leurs expériences et savoir-faire, les deux hommes ont redressé l'entreprise. Comment ? En misant sur le personnel. "Les équipes manquaient de motivation. Quand je suis arrivé, je leur ai dit que nous inverserions la tendance d'ici à 100 jours."

"Les équipes manquaient de motivation. Quand je suis arrivé, je leur ai dit que nous inverserions la tendance d'ici à 100 jours"

A son initiative, des tables-rondes ont été organisées pour échanger avec les directeurs de restaurant et leurs équipes. "Nous avons été très présents sur le terrain", se souvient-il. Et cela a fonctionné. Michel Morin a pris la direction en mars 2002 et en juin de la même année, la société a arrêté de perdre de l'argent.

Pendant les premières années de redressement, Michel Morin a stoppé le développement de la chaîne, le temps de reconstruire des bases solides. Aujourd'hui, l'entreprise a doublé son chiffre d'affaires et ouvert 40 restaurants supplémentaires.

Eco réelle portraits