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 LA TRIBUNE DE OLIVIER NJAMFA 
Loi Châtel : comment gérer autrement sa relation client ?
Avec l’adoption de la loi Châtel stipulant la fin des numéros surtaxés, la relation client va devoir s’appuyer sur l'e-mail, le Chat ou encore le Web. Mais comment gérer efficacement ce virage ?
(21/05/2008)
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"Deux des quatre amendements de la loi Châtel, l'interdiction d'utilisation des numéros surtaxés pour les hotlines gérant les commandes et le remboursement de la totalité des sommes versées en cas de rétractation du client incluant les frais de livraison, vont représenter, selon la Fevad, des coûts économiques de plusieurs millions d'euros aux e-commerçants.

Les e-commerçants doivent désormais combiner les impératifs de rentabilité et de réduction de coûts avec les contraintes d'une relation personnalisée et en temps réel avec les clients. Les entreprises ont donc de plus en plus intérêt à orienter leurs clients et prospects vers Internet pour les contacter.

Dans ce contexte, la gestion de la relation client via les nouveaux contacts e-mail, Web, Chat, apporte en partie une réponse à la loi Chatel.
L'utilisation des nouveaux canaux de contacts peut en effet aider à diminuer considérablement les coûts, améliorer la qualité de service et la relation client.

Sachant qu'aujourd'hui, il ne suffit plus pour une entreprise d'être sur le Net pour se différencier. Il lui faut proposer de nouveaux services à valeur ajoutée aux internautes.

Mais quid de l'adoption de ces nouveaux canaux ?

Mais la question importante qui reste posée est de savoir si le consommateur est prêt à privilégier, voire adopter tous ces nouveaux contacts clients en complément ou remplacement pour partie  des centres d'appels et hotlines.

Ma réponse est oui, à condition que la mise en place des nouveaux centres de contact et leur organisation en fonction de la nature des demandes client permettent à l'internaute d'obtenir rapidement une réponse à sa requête et d'avoir, au final, le contact direct qu'il souhaite avec le centre d'appel ou la hotline compétente au moment qui lui convient.

Selon une étude Benchmark group 2008, Le commerce électronique français pèse de plus en plus lourd dans la consommation des ménages. En 2007, 11,7 milliards d'euros ont été dépensés en ligne selon Benchmark Group, soit une progression de près de 26 % sur un an. Si bien que le e-commerce représente désormais 2,8 % de la consommation des ménages en biens et services marchands, contre 2,4 % en 2006.

La dynamique d'adoption est donc particulièrement forte en France avec une croissance moyenne du nombre d'internautes qui atteint près de 10 % par an d'ici 2010 (selon IDC).

Et face à cette dynamique, tout l'enjeu aujourd'hui pour les entreprises est de réussir  à combiner une relation personnalisée et en temps réel avec ses clients, sans oublier les impératifs de rentabilité propres à toute entreprise.

Comment répondre efficacement à cette nouvelle donne

Pour répondre à cet enjeu, mais aussi faire face aux nouvelles contraintes légales comme celles imposés par la Loi Chatel, l'entreprise doit réfléchir à la mise en place de nouveaux outils de suivi et d'automatisation de la relation client multicanal, notamment par e-mails.
Si la Loi Chatel risque d'être lourde de conséquence quant à la capacité des acteurs de la vente à distance à maintenir leurs centres d'appels et hotlines, elle peut présenter une opportunité en matière de création de nouveaux modes de relation client.

Or, aujourd'hui, les développements technologiques permettent aux acteurs de la vente à distance de proposer de nouvelles solutions de supports clients disponibles depuis leur site Web et d'éviter le recours systématique au téléphone tout en répondant dans le même temps aux nouvelles obligations légales.

Les nouvelles solutions de type WebSelfService en ligne apportent aux Internautes un véritable service en leur permettant de trouver des réponses à leurs questions sur le site Internet ou de recevoir, via le mail, le sms, le chat, etc. des réponses personnalisées.

Le "Web Self-Service" permet en effet de suivre et d'automatiser la relation client multicanal, et plus particulièrement par e-mails, et de structurer les solutions de supports clients autour d'un principe fondamental : laisser le client/prospect maître de sa relation avec l'entreprise en lui offrant, sur un mode intuitif et structuré, l'accès à l'ensemble des informations dont il peut avoir besoin, depuis le site Web de l'entreprise. Un principe en apparence simple mais qui nécessite une approche, au travers notamment de base de connaissance structurée et des outils adaptés avec des solutions de gestion et de suivi à valeur ajoutée. 

Ces nouvelles solutions favorisent dans le même temps un désengorgement des services client et la réduction les flux jusqu'à 40 %, avec, en contrepartie, une réduction évidente des coûts téléphoniques.
La performance de l'entreprise passe en effet par la réduction de ses coûts opérationnels qui nécessite une implication de ses clients dans l'actualisation des données les concernant.

Les conseillers du service client peuvent alors se concentrer essentiellement sur le conseil, des actes de vente à valeur ajoutée et les demandes "complexes".

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VOS REACTIONS, VOS COMMENTAIRES 

Loi Châtel : comment gérer autrement sa relation client ?

  (Justine)

je partage partiellement votre avis en ce qui concerne le développement du service client via le Web pour parlier aux coûts occasionnés par les hotlines.

En effet, l'efficacité de cette méthode ne sera réelle que si l'entreprise met en place une solide gestion en temps réel des réclamations clients, et cela est loin d'être certifié. En effet, le système des hotlines avec ses délais d'attente interminables ainsi que sa délocalisation, nuissent réellement à l'efficacité du service qui est déjà très controversé car seul le consommateur en subit les désagréments.

Le point essentiel qui me semble être souvent oublié ou ignoré lorsqu'on évoque cette solution miracle, est l'accès à Internet. En effet, Internet est un merveilleux outil qui malheureusement connait régulièrement des disfonctionnements.

Le consommateur ne peut les maîtriser et se retrouve souvent prisonnier et dépendant du bon vouloir des fournisseurs d'accès.

Alors comment assurer une relation client lorsqu'on ne peut garantir le bon fonctionnement et la disponibilité de l'outil ? Comment gérer/garantir ainsi le respect des delais de rétraction...?

Je vous propose un cas concret que j'ai rencontré : aujourd'hui la plupart des fournisseurs d'accès à Internet ont mis en place une plate-forme de gestion de la relation client par Internet.
Lorsque vous rencontrez un problème, il vous est proposé d'aller sur votre compte client et de signaler le problème qui sera traité sous un certain délai qui sera respecté ou non...

Mais lorsqu'il s'agit d'un problème de connection à Internet comme cela arrive régulièrement (je pense que chaque internaute y a déjà été confronté), donc il n'a plus de téléphone car les deux sont fournis par le même opérateur. Comment signaler votre problème ?

Vous ne disposez concrètement d'aucun moyen, hormis celui d'aller chez un voisin ou ami si vous en avez à proximité.

C'est toute l'hypocrisie de ce modèle qui tend à se développer comme alternative à la hotline mais qui possède à mon avis de nombreuses failles et points d'ombres qui ne contribueront qu'à ternir encore plus cette relation client et à isoler le consommateur qui n'aura aucune assurance en ce qui concerne le traitement de sa réclamation : délai, efficacité... et surtout l'assurance de pouvoir exprimer à tout moment une réclamation. (26/05/2008)

Re : Loi Châtel : comment gérer autrement sa relation client ?

  (HOTLINER)

Je suis hotliner chez un FAI (traditionnel) et j'ai une expérience dans ce domaine depuis cinq ans. Cette proposition n'est pas nouvelle, d'ailleurs si vous visitez le site d'un constructeur de PC (ce n'est pas la peine de citer son nom) vous allez trouver qu'il a adopté cette strategie depuis cinq ans et il a reussi effecivement à diminuer le flux des appels pour la simple raison que parmi les problèmes qui débarquent il y a ceux qui ne nécessittent aucune intervention du technicien ou bien qui se révèlent d'une telle simplicité qu'il suffit que le client consulte les FAQ pour trouver l'information. Le consommateur français n'aime pas chercher l'information. Tout est disponible sur le Net. Personnellement, on ne m'appelle que pour des questions banales qui concernent l'utilisation ou qui émanent de la novicité du client et empêchent les autres de profiter du service qui leur est dedié. En fin de compte vous vous retrouvez avec une file d'attente interminable et des clients qui ralent sans aucune raison. L'enjeu est d'éduquer les clients et de leur apprendre le respect des hotliner pour être mieux servis. Et sachez qu'un hotliner que vous insulter ne va jamais vous assister convenablement. (07/07/2008)