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| Infrastructure/Chantiers |
| SDSL
pour Symetric Digital Subscriber Line |
| Différences avec l'ASDL, cible & enjeux, principales offres : décryptage de la technologie de transmission de données. (Mardi
25 novembre 2003) |
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> Quelles sont les principales
caractéristiques de la technologie SDSL ?
SDSL (pour Symetric Digital Subscriber Line - ou
DSL symétrique) est une méthode de transmission de données
garantissant un débit identique dans les deux sens (de 144 Kbit/s à
2 Mbit/s), du poste utilisateur vers l'infrastructure réseau (ou canal
montant) et réciproquement (ou canal descendant).
Les échanges s'effectuent sur une paire de files du réseau
téléphonique - qu'il est d'ailleurs envisageable
de doubler pour multiplier la performance par deux - à
4 Mbit/s. SDSL ne permet pas de gérer d'autres
communications sur la même ligne, des appels téléphoniques
par exemple.
> Quelles différences
avec l'ADSL ?
Comme son l'indique, l'ADSL (pour Asymetric Digital Subscriber
Line) propose à l'inverse un mode de transmission
asymétrique. La liaison qu'il met en oeuvre se découpe
principalement en deux canaux: l'un est réservé
aux communications montantes (jusqu'à 1 Mbits/s
en théorie), l'autre aux communications descendantes
(jusqu'à 8 Mbits/s). A la différence du
SDSL, il préserve en outre un troisième
canal pour supporter des appels téléphoniques
en parallèle.
> A quels enjeux répond
le SDSL ?
Alors que l'ADSL est adapté à la gestion d'accès
haut débit à distance (vers un système central
ou un site Web de contenus enrichis par exemple), le SDSL
est recommandé lorsque des transactions montantes représentant
des paquets de données importants sont à
mettre en oeuvre, l'envoi de messages volumineux ou encore
l'exécution d'applications nécessitant des
échanges bi-directionnels nombreux (services Web,
collaboration, etc.) par exemple.
> Le SDSL vient-il concurrencer
des offres existantes ?
Peu onéreux, le SDSL
propose une alternative alléchante aux lignes louées,
de type Numéris par exemple. Cette technologie pourrait
également venir concurrencer les lignes spécialisées (X.25,
etc.), qui nécessitent dans certains cas des investissements
importants en installation. Cependant, à la différence
de ces dernières, SDSL demeure encore limité
en termes de débit. Sans compter une qualité
de services encore difficile à maîtriser, notamment
sur une trop longue distance. Au delà de 2 à
3 Km, il est conseillé d'opter pour une liaison
spécialisée.
> Qu'en est-il des offres
SDSL disponibles sur le marché ?
Ces services ont commencé
à se répandre depuis la commercialisation en mai 2003
par France Télécom d'une offre SDSL à destination des
opérateurs basés en France. Aujourd'hui, plusieurs acteurs
avancent des prestations de raccordement de ce type. Parmi
eux, on compte notamment Colt, Oléane ou encore Easynet.
Récemment, plusieurs opérateurs
réseau, dont LDCom, Cegetel et France Télécom, ont annoncé
le lancement pour début 2004 d'offres SDSL à 4 Mbit/s,
couplant donc deux paires de câbles.
>
SDSL et ADSL ne sont pas les seules déclinaisons xDSL ?
Les technologies xDSL qui consistent toutes à faire transiter des données
via l'infrastructure réseau du téléphone s'adosse au mécanisme de
codage RNIS (pour Réseau numérique à intégration de services).
Aux côtés de
SDSL et ADSL, on compte également HDSL (pour High
data rate Digital Subscriber Line) et VDSL (Very High
data rate Digital Subscriber Line). Deux déclinaisons
qui atteignent respectivement des débits de 2 Mbit/s
et 4Mbit/s sur des distances relativement importantes.
La standardisation de ces technologies est prise en charge
par le consortium ETSI (Institut Européen des Normes de
Télécommunication).
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