Que recouvre l'acronyme SaaS ?
SaaS (pour Software as a service) renvoie à un modèle de logiciel commercialisé non pas sous la forme d'un produit (en licence définitive), que le client installerait en interne sur ses serveurs, mais en tant qu'application accessible à distance comme un service, par le biais d'Internet et du Web.
Tout comme l'ASP (Application Service Provider - ou fournisseur d'applications hébergées) ou les applications à la demande (ou On-Demand applications), le SaaS s'inscrit dans la famille des logiciels managés ou hébergés. La démarche n'est pas nouvelle. Elle a été énoncée pour la première fois en 1961 par John McCarthy, chercheur au MIT, qui avait évoqué la possibilité qu'un jour l'informatique puisse être consommée à la manière des énergies, telle que l'eau ou l'électricité.
Quelles différences avec l'ASP...
L'ASP consiste à délivrer via Internet des logiciels initialement basés sur une architecture client/serveur (d'où l'expression logiciels "en mode hébergé"). Dans cette optique, une couche HTML est adjointe aux noyaux de ces solutions. A la différence de cette démarche, les applications basées sur le modèle SaaS sont construites d'emblée en mode Web et optimisées pour être délivrées par Internet. Ces offres sont également hébergées et infogérées directement par leurs éditeurs, alors que les outils ASP sont en général confiés par leur auteur à un prestataire d'hébergement.
Autre différence : la licence. Là où l'ASP repose sur une licence logicielle traditionnelle, qui passe par la signature d'un contrat d'une ou plusieurs années avec à la clef des versements mensuels, le SaaS propose à l'entreprise un paiement en fonction de sa consommation (au regard du nombre d'écritures réalisées ou des ressources machines consommées par exemple).
...et avec le On-demand ?
Le On-Demand, ou applications délivrées à la demande, a été repris par de nombreux acteurs informatiques dans le domaine des applications hébergées, qu'ils soient basés sur le modèle Saas ou pas. Ce terme ne désigne cependant que le mode du paiement à la consommation, sans faire référence à la notion de service Web en tant que tel - qui implique la présence d'un noyau et d'une architecture particulière pour cet environnement.
| On-Demand, un synonyme édulcoré de Saas |
A défaut de pouvoir se présenter comme des acteurs du SaaS, les fournisseurs d'applications en mode hébergé (ASP) utilisent très souvent ce terme dans leur communication. Une politique marketing qui leur évite de se réclamer de l'ASP, ce concept étant perçu négativement par beaucoup de clients depuis la chute des start-up positionnées dans ce domaine au cours de la bulle Internet.
Quels sont les points forts de cette solution ?
La plupart des avantages du Saas ne sont pas nouveaux. Comme dans le cas l'ASP, ce modèle permet de se décharger de la maintenance, de l'exploitation et de l'hébergement des applications. Avec le Saas, l'informatique est externalisée, et les déploiements plus rapides. Le paiement à la consommation permet en outre d'ajuster les dépenses en fonction du niveau d'utilisation et donc de l'activité de l'entreprise, ce qui est un moyen aussi d'optimiser les coûts.
Un autre avantage se cache derrière le caractère concurrentiel de ce marché. Pour les fournisseurs de services logiciels, rien ne serait jamais gagné en effet, un client pouvant toujours choisir de passer chez un concurrent. Cette situation pousserait les éditeurs à améliorer et optimiser leur offre en permanence. Les rythmes de sorties de version s'en retrouvent au final accélérés comparé aux éditeurs traditionnels.
Quels sont les grands acteurs du domaine ?
Parmi les principaux acteurs positionnés dans le Saas, on compte d'abord des pure player : NetSuite,
RightNow et
Salesforce.com. De plus en plus de géants de l'informatique se placent également sur ce créneau, au premier rang desquels IBM, et plus récemment Microsoft et SAP.
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