Les salariés français rattrapés par la crise Le climat social de plus en plus tendu

pour certains salariés, 'la crise a bon dos'
Pour certains salariés, "la crise a bon dos" © Laurent Garric

"Dans les entreprises touchées par la crise, les salariés ressentent un profond sentiment d'injustice. Ils manifestent une incompréhension totale face aux sommes dégagées pour les banques. [...] Le sentiment dominant est que, quand il y a des efforts à faire, on ne les demande qu'aux salariés". La déclaration, confiée au Monde, est de François Chérèque, le secrétaire général de la CFDT.

Reste que l'actuelle recrudescence des mouvements sociaux est moins liée à la crise qu'à des revendications sectorielles. Car en temps de crise, il est plus difficile de mobiliser les salariés. Une grève coûte de l'argent et les salariés se sentent menacés. Certains se battent néanmoins contre les plans sociaux, surtout lorsque la société affiche de relativement bons résultats. C'est par exemple le cas de Hewlett-Packard, dont 5 syndicats ont appelé à la grève le 13 novembre dernier pour protester contre 580 suppressions d'emplois en France.

"La crise a bon dos pour trouver des justifications aux restructurations à venir avec, à la clé, des milliers d'emplois supprimés", dénonce de son coté la Fédération nationale des industries chimiques CGT, qui appelle ses 125 syndicats à lancer des mots d'ordre de grève pour la deuxième quinzaine de novembre afin de peser sur les négociations salariales.

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