Non, au travail il n'existe pas de voie de garage

Un mauvais diplôme ? Une expérience professionnelle peu en phase avec vos aspirations ? Pas de problème. Il existe une multitude de pistes pour se former et développer de nouvelles compétences.

Dans le monde du travail, nous avons parfois l’impression que nos professions, nos ambitions, nos vocations sont prisonnières de ce qui est possible ou non. Mais sur quel critère identifions-nous ce qui est possible, accessible, atteignable ? Souvent sur des représentations intérieures de ce qu’est la réussite. 

Lorsque nous raisonnons sur des représentations engrangées comme vérités absolues, nous participons à ces règles qui ne sont pas les nôtres. Par exemple, lorsque vous pensez que ceux qui réussissent ont toujours le même profil, sortent des mêmes grandes écoles dont vous ne faites pas partie, vous participez à l’idée d’une élite et d'une périphérie. Vous acceptez le jeu des catégories et donc vous les faites exister.

Ce qui va vous limiter ce n’est pas votre parcours, mais l’idée que vous vous faites de votre parcours et du parcours d’autrui. Les règles qui ne sont pas fixées par l’éthique, la passion, ou la méritocratie ne doivent pas être vos règles. Que vous ayez fait une grande école ou non, que vous vous sentiez appartenir à l’élite ou non, si vous raisonnez en termes de "meilleur" et de "moins bon", vous allez toujours vous sentir à l’ombre d’un autre. Déplacez-vous. Ne cherchez pas à être meilleur, cherchez à être bon. Ne cherchez pas à être efficace, cherchez à vous réaliser.

Si vous avez un regret, étudiez

Si vous avancez dans votre monde professionnel avec l’impression que votre background académique vous fait défaut alors étudiez. 

Faites des études en parallèle, passez par du contrôle continu, passionnez-vous, donnez-vous les outils qui vous semblent manquants. En dehors de nos frontières, il est très courant de se former tout au long de sa carrière, de reprendre des morceaux d’études ou de passer d’un secteur à un autre lorsque l’envie de la reconversion résonne. 

En France, nous avons souvent l’impression que les choix que nous faisons sont définitifs et que ceux que nous n’avons pas fait  sont  des portes fermées à jamais. Encore, refusez ces lois-là. Vous avez toutes les cartes en mains pour vous former, notamment avec le compte personnel de formation (CPF) désormais partie intégrante du compte personnel d'activité (CPA). Les Mooc constituent également un bon moyen de se former soit même. 

Si vous voulez reprendre des études, c’est toujours possible. Divers systèmes le permettent. Diverses routes parallèles qui vous aideront à atteindre vos objectifs. Cherchez le plus possible à ne pas vous construire une vie professionnelle à l’ombre de ce que vous auriez voulu être, mais dans l’action de ce que vous avez, en vous, de devenir.

Et cette route là, vous en avez le contrôle. Elle ne passe pas par votre entreprise mais par vos capacités à vous réaliser. Reprendre un master, faire une thèse en parallèle… 

Le monde des possibles est infini si l’on réalise que cette règle, qui consiste à entrer dans une entreprise et à attendre d’elle son ascension, est dangereuse. Dépendre uniquement de la promotion vous enlève toute maîtrise sur votre chemin puisque vous vous en remettez à des variables extérieures : hiérarchie, contexte, place libre. Si vous fonctionnez avec des stratégies qui dépendent de votre volonté et que vous rajoutez constamment des cordes à votre arc, alors vous ouvrez votre champ des possibles et d’autres portes s’ouvriront.   

Questions existentielles et stratégies  

Pour cela, posez-vous des questions existentielles. Que voulez-vous dans votre vie ? Que souhaitez-vous trouvez dans votre travail ? La liberté ? La création ? Réaliser des objectifs ? L’ascension professionnelle ? 

Les deux premières ont à voir avec votre moi profond, les deux dernières avec l’entreprise et l’image. La source qui vous amènera au plus près du bonheur professionnel est celle qui a à voir avec votre intériorité. Ainsi, amusez-vous à vous poser ces questions, sans enjeu. Les réponses vont vous aider à trouver votre direction. Et de ces questions existentielles, cherchez à en faire une feuille de route. 

Par exemple, si vous êtes en recherche de nouveaux challenges dans le monde du commerce et qu’au détour de vos questionnements, vous réalisez que vous auriez besoin de plus de liberté et de sens, vous avez alors deux directions dans lesquelles aller : chercher une entreprise qui offre plus de liberté dans la procédure et/ou chercher une boite qui réponde plus à votre besoin de sens en termes de produit et/ou d’organisation. Le sens du travail doit correspondre à votre sens de la vie.

Le bonheur du CDI est une illusion qui vous donne l’impression d’être en sécurité et vous fait oublier vos aspirations profondes. On peut être heureux au travail. On peut se passionner au travail. On peut être soi au travail, mais cela demande de se connaître et de chercher, sans limites, à quoi chacun d’entre nous  a envie de passer les trois quarts de notre  vie. A répondre aux objectifs ou à répondre à son vrai potentiel.

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