Cinq start-up françaises qui vont révolutionner leur secteur Drivy veut faire la course avec les loueurs de voiture

avec drivy, on peut louer une voiture à son voisin pour un jour ou pour toutes
Avec Drivy, on peut louer une voiture à son voisin pour un jour ou pour toutes les vacances. © Drivy

200 000 membres, 100 000 locations et 30 millions de kilomètres parcourus... En quatre ans, Drivy est devenu "le leader mondial de la location de voitures entre particuliers", comme aime à le rappeler son jeune patron, Paulin Dementhon. A 35 ans à peine, il ambitionne de faire de son site "le AirBnb de la voiture". Alors que la start-up ne pèseencore que pour 1% du marché global de la location de voiture en France, elle compte multiplier son chiffre d'affaires par 10 d'ici deux ans.
C'est en se baladant dans son quartier que Paulin Dementhon a pu constater "le nombre effarant de voitures qui dorment dans la rue 95% du temps". En 2010, il lance son site Internet d'échange, non sans mal, puisqu'il lui faudra un an avant de trouver une assurance qui accepte de jouer le jeu. Aujourd'hui, Drivy a noué un partenariat avec Allianz qui lui a inventé un produit sur-mesure, couvrant à la fois les dégradations et le vol.

"Il y a un nombre effarant de voitures qui dorment dans la rue 95% du temps"

Selon Paulin Dementhon, son service présente plusieurs avantages. Le prix d'abord : une voiture se loue en moyenne 28 euros par jour. On peut certes trouver moins cher chez certains loueurs professionnels, "mais chez nous c'est une moyenne tous modèles confondus, pas de supplément ni de conditions écrit en tout petit", insiste le patron. Le propriétaire est d'ailleurs libre de fixer son prix dans la limite d'une fourchette fixée par le site.

 Deuxième atout : la proximité. "14 000 voitures à louer ça fait 14 000 points de contact. Quand on compte au maximum 3 000 à 4 000 agences de location classiques en France", précise Paulin Dementhon. Surtout, "les gens apprécient énormément le côté convivial et social. Nous avons 98% de retour positifs", assure-t-il, comme le confirment les commentaires sur le site. Depuis janvier 2014, Drivy s'est lancé sur le marché des utilitaires. "On peut même louer des minibus", s'amuse le patron, qui ne compte pas s'arrêter là. Il vient de recruter un manager pour s'étendre en Allemagne.

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