Nouveaux services, nouvelle marque : le cloud d'Iliad change d'ère

Nouveaux services, nouvelle marque : le cloud d'Iliad change d'ère La filiale de l'opérateur bascule ses offres d'hébergement historiques sous sa marque cloud Scaleway. Des services GPU, Kubernetes et de stockage sont aussi au programme.

Il y a un an, Online.net donnait le coup d'envoi d'un vaste plan de développement. Objectif : booster Scaleway, son offre d'infrastructure as a service lancée en 2015. La filiale d'hébergement d'Iliad annonçait alors vouloir embaucher 250 personnes (lire l'article : Scaleway, le cloud d'Iliad, change de dimension). 12 mois plus tard, elle est passée de 110 à 215 salariés. Et l'heure des annonces a sonné. La première d'entre-elles : le regroupement du portefeuille de services historique du provider sous la marque Scaleway. Désormais, l'activité de collocation de centres de données est estampillée Scaleway Datacenter. Quant à l'hébergement sur serveurs dédiés, il est rebaptisé Online by Scaleway.

Le chantier d'homogénéisation ne s'arrête pas au marketing. Sous le capot, Online.net en profite pour standardiser son infrastructure en capitalisant notamment sur son expérience dans les architectures ARM. "A terme, nous souhaitons proposer une expérience d'API unifiée couvrant l'ensemble de nos offres, pour le management, la facturation…", précise Arnaud de Bermingham, directeur général et cofondateur d'Online.net.

Derrière cette politique, le défi de l'entreprise parisienne est d'accompagner ses clients historiques vers son cloud. Parmi ses principales références dans la colocation, Online revendique Adobe, Leboncoin, Le Monde ou encore Safran. "Parmi ces sociétés, plusieurs nous sollicitent pour migrer vers le cloud public et ne plus avoir à gérer de serveurs", reconnait Alexandre Morel, directeur de la stratégie, du marketing et des ventes de Scaleway (et ex-vice-président senior de la stratégie chez OVH). Arnaud de Bermingham renchérit : "le marché est en train d'évoluer à grande vitesse vers le cloud. Le segment des serveurs dédiés est en voie de disparition. Quant à celui de la colocation, il se limite plus que jamais au marché de l'immobilier."

"Nous nous focalisons désormais sur l'intelligence artificielle, le machine learning et les bases de données autogérées"

Dans les toutes prochaines semaines, Scaleway s'apprête à commercialiser une première série de nouvelles offres cloud jusqu'ici en bêta. D'abord, un service de stockage objet (Object Srotage) reposant sur la technologie S3 d'Amazon. "Un protocole qui est devenu un standard chez les développeurs", justifie Arnaud de Bermingham. Ensuite, une solution de Kubernetes as a Service (Kubernetes Engine) permettra, à l'instar d'Amazon Fargate, d'exécuter et orchestrer des architectures applicatives containérisées sans avoir à gérer ni machine virtuelle ni cluster. Enfin, un service cloud de calcul GPU sera conçu pour la simulation, le machine learning et autres traitements d'IA. Pour couronner le tout, Online.net compte équiper son cloud d'une nouvelle console de management. Dans un premier temps, elle se limitera au pilotage d'instances, mais devrait s'étendre à terme à tous les services cloud du provider.

"Nous souhaitons proposer une expérience simple et unifiée avec un bon rapport qualité/prix. L'objectif n'est pas de lancer des centaines de services cloud, mais plutôt de couvrir l'essentiel des cas d'usage et de le faire efficacement", explique Arnaud de Bermingham. La sortie de la console est elle-aussi prévue dans les prochaines semaines. Dans la foulée, Scaleway entend lever le voile sur de nouveaux services en bêta. "Nous nous focalisons sur l'intelligence artificielle, le machine learning, et les bases de données autogérées et managées", confie sur ce point le CEO d'Online.

Revendiquant quelque 2000 baies en colocation, Online.net dispose à ce jour de cinq datacenters : deux à Vitry-sur-Seine (DC2 et DC3), un à Paris (DC4), un Pontoise (DC5) et un à Amsterdam (AMS1). Pour l'heure, son cloud est opéré sur trois d'entre eux (DC2, DC5 et AMS1). A la différence d'OVH qui construit ses serveurs en interne, Scaleway recoure à des serveurs fabriqués et assemblés par des fournisseurs de référence du marché.  Contrairement au groupe roubaisien, il n'a pas non plus retenu OpenStack, mais a préféré développer son propre stack logiciel en s'adossant à l'hyperviseur KVM.

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