Sept Français qui ont monté leur boîte à Singapour Gabriel de Balasy et Philippe Hoyez exportent la gastronomie française

gabriel de balasy et philippe hoyez, l'angelus
Gabriel de Balasy et Philippe Hoyez, l'Angelus © DR

L'Angelus était un restaurant parisien jusqu'en 1998, date à laquelle ses fondateurs, Gabriel de Balasy et Philippe Hoyez, décident de tout plaquer pour partir s'installer à Singapour. "C'était une sorte de challenge, un moyen de sortir de la morosité ambiante", explique aujourd'hui Gabriel de Balasy. Le Français de 54 ans et son associé possèdent à présent 6 restaurants différents, dont un steak house, un bar à vin et un restaurant de fruits de mer. Le tout étiqueté "made in France". "Nous importons pratiquement tous nos produits, assure Gabriel de Balasy. "C'est notre principal ressort pour attirer la clientèle", qui se compose environ aux deux tiers d'expatriés et pour un tiers de locaux. Dans le quartier de Chinatown, L'Angelus sert ainsi foie gras, magret de canard ou filet de bœuf assorti de son gratin dauphinois.

"La plupart des établissements déménagent tous les trois ans car les loyers flambent.

Les deux fondateurs doivent cependant jongler avec les problèmes de personnel. "Nous avons énormément de mal à recruter des serveurs", se plaint Gabriel de Balasy. Et faire venir du personnel français tient de la gageure. "Cela fait deux mois que le gouvernement bloque le visa pour un chef que je voudrais embaucher dans un de mes restaurants". Autre écueil : trouver un emplacement stable. Grâce à son ancienneté, L'Angelus n'a pas eu ce genre de souci, mais "ici, la plupart des établissements déménagent tous les trois ans car les loyers flambent. Le bail peut tripler d'un seul coup !", explique le cuisinier. Malgré tout, il apprécie cette ville "qui bouge". Et prévoit, pourquoi pas, de nouvelles ouvertures.

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