Fatigue mais impossibilité de dormir, émotions incontrôlables, mal-être généralisé... Le stress professionnel est un jour devenu ingérable pour vous. Jusqu'à ce que vous repreniez le dessus. Racontez-nous.
Habillement en noir, plus de sourire, sentiment de ne plus être à ma place, d'avoir perdu ma dignité, résister aux piques sur mon âge, mon ancienneté dans l'entreprise, ma façon de m'habiller, aux sourires en coin, fatigue, manque d'appétit, impression de se consumer de l'intérieur, crises de spasmophilie, malaise vagal, mal bouffe, fonctionnement au ralenti tout en étant sous pression, ne plus arriver à décompresser en courant, me battre constamment pour essayer de garder confiance en moi, me dire que je suis professionnelle. Plus la force de m'occuper de mes enfants, horaires à rallonge, désespoir devant le manque de reconnaissance et cerise sur le gâteau tout cela a favorisé l'apparition d'un cancer du sein parce que je n'ai pas voulu écouter mon corps, m'arrêter quand il le fallait.
Qu'avez fait pour remonter la pente ?
Changer de service : donc se remettre en cause, refaire un CV, repasser des entretiens et être choisie donc reprise de confiance en moi. Par la force des choses mais la leçon est dure : privilégier ma santé, guérir de ce cancer pris à temps par chance et profiter de chaque moment que la vie peut m'offrir, prendre du recul, observer ceux à cause desquels j'ai souffert et me dire que je suis plus digne aujourd'hui. Ce qui ne tue pas rend plus fort.
Valerie
Une descente lente mais sûre vers le non être. On ne sait plus pourquoi on vit, on a plus de but et physiquement les symptômes sont perte de sommeil, angoisse, boule au ventre en permanence, crise de larmes, fatigue et sensation de ne plus y arriver ce qui accentue le stress et s'installe un cercle vicieux. Je m'en suis sortie en arrêt de travail de 1 mois et demi, prise d'anti-dépresseur (6 mois), anxiolytique (2 mois) et somnifère (1 mois) et reprise du boulot avec un changement de service