Pension de retraite : "Ancien professeur au collège, ma pension est presque aussi élevée que mon dernier salaire"
Une fois à la retraite, les enseignants du secteur public perçoivent une pension de retraite versée par le service des retraites de l'Etat (SRE) et la caisse de retraite complémentaire des fonctionnaires. Retraité de l'Education nationale, Olivier nous dévoile ses revenus.
"On dit souvent que professeur c'est le plus beau métier du monde, et je suis en grande partie d'accord avec ça". A 64 ans, Olivier ne garde "quasiment que des bons souvenirs" de sa carrière passée dans l'Education Nationale. Pendant près de 40 ans, ce professeur a arpenté les couloirs et les salles de classes de divers collèges et lycées pour y enseigner l'histoire géographie. "De la 6e à la terminale... j'en ai vu grandir des mômes devant mon tableau à craie", plaisante t-il avec un brin de nostalgie dans la voix.
Né en 1962, Olivier est féru d'histoire médiévale depuis son plus jeune âge. "Au delà du Moyen-Age, je pense qu'étudier l'histoire de France permet de comprendre la construction de notre pays et son état actuel", ajoute l'enseignant, "voilà pourquoi j'ai toujours eu le désir de devenir professeur : je voulais donner des clefs de compréhension à mes élèves". Alors à 18 ans, avec son bac en poche, Olivier se lance immédiatement dans une licence d'histoire géographie. Après 3 ans passés sur les bancs de l'université, il poursuit ses études et intègre un master des Métiers de l'Enseignement, de l'Éducation et de la Formation (MEEF). Puis cap sur le CAPES, suivi d'un an de stage dans un collège public, et enfin Olivier obtient le statut de professeur titulaire de l'Education nationale. "J'avais environ 25 ans quand je me suis retrouvé devant ma première classe" se souvient-il.
Depuis, Olivier a mis fin à sa carrière professionnelle et savoure un repos bien mérité. Du fait de son année de naissance, notre professeur d'histoire géographie a été légèrement impacté par la réforme des retraites entrée en vigueur en 2023 et suspendue depuis : "au lieu de partir à la retraite à 62 ans comme c'était prévu, j'ai dû travailler 6 mois de plus", indique Olivier. C'est donc en septembre 2024, du haut de ses (quasi) 63 ans et fort de ses 169 trimestres cotisés, qu'Olivier a quitté l'Education nationale avec une pension de retraite à taux plein.

Ainsi, depuis presque 2 ans, Olivier profite d'une pension de retraite s'élevant à environ 2 887 euros bruts mensuels, soit 2 624 euros nets par mois. Cette pension est composée de deux parties distinctes. D'une part, une pension de base versée par le régime du service des retraites de l'Etat (SRE), s'élevant à 2 475 euros. D'autre part, Olivier perçoit également une pension de retraite complémentaire versée par la caisse de retraite additionnelle de la Fonction publique (RAFP), s'élevant cette fois ci à 412 euros par mois.
"Pour nous les enseignants du public, la pension de retraite de base correspond à 75% de la rémunération brute moyenne que l'on percevait lors des 6 derniers mois de notre carrière", détaille Olivier. "En ce qui concerne la retraite complémentaire RAFP, il s'agit d'une retraite par points, calculée à partir des primes et des indemnités que l'on touche chaque année en plus de notre salaire", explique l'ancien professeur d'histoire géographie. "Pour ma part, je percevais plusieurs primes car j'ai enseigné en réseau d'éducation prioritaire (REP), j'ai aussi été professeur principal durant plusieurs années, il m'est arrivé de donner des cours à des classes de plus de 35 élèves et je touchais aussi, comme tous les professeurs, une indemnité de suivi et d'orientation des élèves", précise Olivier.
Avec sa pension de retraite Olivier s'estime "bien lotis". En effet, la transition entre la vie active et la retraite a été plutôt douce pour notre ancien professeur. "A la fin de ma carrière je touchais environ 2 800 euros nets chaque mois, donc j'ai perdu à peine 200 euros de pouvoir d'achat en prenant ma retraite", conclu Olivier.