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Le patron du Medef Pierre Gattaz à Paris, le 15 novembre 2016 (Photo ERIC PIERMONT/AFP/Archives)

Mercredi 11 janvier 2017, 09h40
Le patron du Medef Pierre Gattaz s'est dit mercredi "très réservé" sur l'instauration d'un revenu universel en France, jugeant préférable de miser sur la "formation" pour "remettre les gens dans l'emploi".

"Le meilleur pouvoir d'achat que l'on puisse donner, c'est de l'emploi, c'est du travail", a assuré M. Gattaz sur France Info, selon qui "il y a et il y aura encore beaucoup de travail" en France et "dans le monde".

"Quand on parle de revenu universel comme Benoit Hamon, on est autour de 450 ou 500 milliards d'euros, c'est absolument pas possible", a ajouté le patron des patrons, se disant "très réservé" sur cette proposition.

M. Hamon, candidat à la primaire de la gauche, souhaite instaurer par étapes un revenu d'environ 700 euros distribué à tous. Dans un premier temps, seuls en bénéficieraient les 18-25 ans, ce qui demande de mobiliser 45 milliards d'euros.

Cette proposition a été critiquée mardi par Manuel Valls, également candidat à la primaire de la gauche, qui s'est dit "opposé à une société de l'assistanat et du farniente".

L'ex-Premier ministre souhaite pour sa part instaurer un "revenu décent", fruit d'une fusion et d'une simplification de la dizaine de minimas sociaux existants. Une mesure chiffrée à 8 milliards d'euros.

Interrogé sur cette proposition, M. Gattaz a insisté sur l'importance d'une politique favorable à l'emploi. "Ca me paraît intéressant de façon temporaire bien évidemment car il faut s'intéresser aux gens les plus défavorisés, aux gens les plus pauvres. Mais l'idée, c'est de les remettre dans l'emploi", a-t-il répété.

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