Piratage : Frédéric Lefebvre soutient Luc Besson


Après la polémique initiée par le réalisateur, Frédéric Lefebvre demande la création d'une commission d'enquête parlementaire sur les sites de streaming vidéo.

En déclenchant une polémique sur la banalisation du piratage, Luc Besson a trouvé un allié, en la personne du porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre. Le député des Hauts-de-Seine emboîte le pas au réalisateur et demande la création d'une commission d'enquête parlementaire sur les sites de streaming vidéo. Dans une lettre adressée au président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer, et rendue publique mardi, Frédéric Lefebvre, député des Hauts-de-Seine, estime que cela "met en cause l'exception culturelle française".

Dans une tribune publiée dans le journal "Le Monde", Luc Besson s'en prenait au piratage de films sur Internet et à ses "complices" (Lire Luc Besson dénonce la banalisation du piratage, du 16/02/09). Il évoquait en particulier le site canadien de streaming BeeMotion.fr, dont le succès profiterait à son hébergeur Iliad-Free, aux régies Google et AlloTraffic.fr, ainsi qu'à des annonceurs comme PriceMinister. Le site a été contraint à fermer depuis par Free.

Frédéric Lefebvre estime qu'il s'agit là "d'un exemple parfait de piratage industriel" qui menace "l'exception culturelle française". Le député des Hauts-de-Seine, proche du ministère de la Culture et un temps pressenti pour remplacer Eric Besson au secrétariat d'Etat à l'Economie numérique, est réputé pour ses prises de position virulentes en matière de régulation du Web. En décembre 2008, il proposait un amendement, finalement rejeté, visant à labelliser les sites Internet, à instaurer une taxe pour l'hébergement et l'usage de vidéos sur le Web, mais également à placer Internet sous le contrôle du CSA (lire Les députés veulent taxer les revenus de l'e-pub, du 26/11/2008).

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