Négociation immobilière : des acheteurs pas plus enclins au bras de fer, malgré le Covid

Négociation immobilière : des acheteurs pas plus enclins au bras de fer, malgré le Covid Seuls 21% des acquéreurs potentiels ont revu leur approche en matière de discussion du prix avec la crise. Découvrez les autres enseignements de la dernière édition du Baromètre de la négociation immobilière.

De la constance de l'acquéreur potentiel. L'approche de la négociation immobilière n'a pas évolué malgré le confinement pour près de 8 futurs acheteurs sur 10. C'est l'un des principaux enseignements de cette 18e édition du Baromètre de la négociation immobilière, publié avec SeLoger. "L'envie de se lancer dans un bras de fer avec le vendeur ne s'est pas accentuée avec la crise du Covid-19. Toutefois, parmi ceux qui ont changé leur manière d'aborder la négociation, ce sont surtout les acheteurs franciliens ou ceux en quête d'un appartement qui se montrent les plus disposés à se battre pour décrocher leur futur bien avec une ristourne", détaille Séverine Amate, porte-parole chez SeLoger. En revanche, primo et secondo-accédants sont plutôt sur la même longueur d'onde.

Même s'ils sont minoritaires, donc, 21% des candidats à l'achat ont changé d'approche en matière de négociation. Une tendance que l'on retrouve dans l'évolution de la part du nombre d'acquéreurs prêts à négocier systématiquement, quel que soit le prix du bien, qui passe de 36% en février 2020 à 41% en mai 2020. Une hausse d'une ampleur inédite dans l'histoire du Baromètre de la négociation. Systématiquement ou en fonction du prix, au global, 89% des acheteurs potentiels envisagent de discuter le prix du bien. A noter que c'est la première fois depuis avril 2018 que ce chiffre passe sous la barre des 90%.

Autre évolution marquée à souligner depuis la dernière édition, la progression du nombre d'acquéreurs potentiels ne se prononçant pas concernant leur sentiment sur le réalisme des prix. Cette part passe à 11% pour les acheteurs interrogés en mai 2020, contre 5% pour ceux interrogés en février dernier. La proportion d'acheteurs ayant l'impression que les tarifs actuels correspondent à la réalité du marché immobilier recule, elle, de 4 points, à 37%.

Mais là encore, des disparités existent, et les futurs acheteurs en zone tendue apparaissent moins convaincus (29%) que les autres (45%) du réalisme des prix immobiliers. La perception des acheteurs n'est pas non plus la même en fonction du nombre de projets immobiliers réalisés antérieurement. "37% des primo-accédant jugent les prix globalement réalistes alors que les secundo ne sont que 31% à partager ce ressenti, précise Séverine Amate. Cela se traduit également sur leur état d'esprit face à la négociation : 91% des secundo accédants ont prévu une phase de négociation du prix, contre 86% des primo-accédants. Une donnée qui laisse penser que le fait d'avoir déjà vécu l'expérience de l'achat immobilier incite à se montrer plus exigeant concernant le prix à payer pour concrétiser son projet."

Méthodologie

Chaque trimestre, SeLoger publie une étude exclusive sur la perception des porteurs d'un projet immobilier. Cette étude est menée auprès d'un échantillon représentatif redressé à partir des données de cadrage Kantar TNS. Base totale 4 259 répondants : propriétaires, futurs acquéreurs, vendeurs, bailleurs, investisseurs locatifs et locataires en France interrogés du 14 au 18 mai 2020.  Sont représentées uniquement ici les réponses des 2 517 futurs acquéreurs ayant un projet immobilier dans le neuf ou l'ancien dans les 12 prochains mois. SeLoger leur a posé deux questions en exclusivité pour le JDN dans le cadre du Baromètre de la négociation immobilière. SeLoger est une marque du Groupe SeLoger.

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