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| Le SaaS, un modèle qui révolutionne l'industrie du logiciel |
| Alors que l'ASP traditionnel se limite à la fourniture d'applications en mode hébergé, le SaaS se propose de donner accès à une plate-forme applicative modulaire, permettant d'y inclure également des développements spécifiques.
(13/02/2007) |
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Conceptualisé en 2006 par IDC puis par le Gartner, le SaaS (pour Software
as a service) demeure dans la tête de beaucoup de DSI un terme flou.
La plupart des experts s'accorde à le définir comme un modèle économique
qui consisterait à commercialiser un logiciel non pas sous la forme d'un
produit (en licence définitive), que le client installerait en interne sur ses
serveurs, mais en tant qu'application accessible à distance comme un service,
par le biais d'Internet et du Web.
Mais
après avoir dit cela, il est vrai qu'on ne voit pas clairement la différence
entre l'ASP traditionnel et le SaaS. "Là où le premier consiste
simplement à accéder à distance à une application
en bénéficiant de ressources mutualisées avec d'autres entreprises,
le second s'étend à la notion de plate-forme, en incluant des outils
de personnalisation et une intégration, que ce soit à l'existant
ou à d'autres programmes hébergés", précise Maya
Dan, experte dans le domaine des services et applications hébergés.
L'objectif du SaaS est ainsi de proposer un environnement modulaire capable de
combiner plusieurs fonctions et processus métier, voire plusieurs technologies
en provenance de divers éditeurs. "Appexchange de Salesforce.com en
représente le meilleur exemple", poursuit Maya Dan. "Cet environnement
propose des applicatifs de nombreux acteurs du marché, avec possibilité
de les agencer. A cet égard, Salesforce.com est un acteur qui contribue
à bousculer le modèle traditionnel du logiciel"
"Le
SaaS va contribuer à modifier profondément le paysage de l'industrie logiciel",
(Maya Dan - Consultante) |
Avec le développement du haut débit, l'ASP et le SaaS deviennent
des solutions intéressantes pour les PME et les TPE. Nombre d'entre elles
commencent à s'y mettre. Une tendance qui pousse les grands éditeurs
à se lancer dans la course. Parmi eux figurent IBM, et plus récemment Microsoft
et SAP.
"Des bruits courent à propos d'un lancement imminent par SAP d'une plate-forme
SaaS", confie Maya Dan. A la différence d'Oracle, qui propose plusieurs offres
juxtaposées (Siebel, PeopleSoft, etc.), le groupe allemand dispose d'une
technologie suffisamment bien intégrée pour prétendre se positionner sur ce terrain.
"L'arrivée de SAP devrait permettre au Saas de monter en puissance sur
le terrain des ERP", reconnaît Maya Dan.
En France, Cegid commercialise depuis quelques années déjà
une offre SaaS. "Nous faisions du SaaS sans le savoir", souligne Sylvain
Moussé, responsable du développement de l'éditeur. "L'idée
est de proposer nos applications en mode hébergé, à l'usage
ou par abonnement, avec des engagements de performance, en incluant des prestations
en développement, intégration et recette en cas de besoins, ainsi
que des services d'infogérance."
Présentant déjà des solutions SaaS pour la paie et la comptabilité,
ainsi qu'une offre verticale pour le secteur de la mode, Cegid met en avant plusieurs
références dans ce domaine, Marie-Claire, Christian Lacroix, Timberland
et le transporteur Mory notamment.
"Le SaaS va contribuer à modifier profondément le paysage de l'industrie logicielle.
On peut penser que les géants du logiciel vont disparaître au profit de fournisseurs
de services. Un acteur comme IBM a su anticiper cette mutation", estime Maya Dan,
avant d'ajouter : "il est vrai que cette méthode modifie la manière de travailler
du DSI qui se retrouve de fait avec un support plus faible en interne. Mais il
continue à gérer des fournisseurs."
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