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Le patron d'Airbus, Tom Enders, à Toulouse Bagnac le 28 juin 2016 (Photo Rémy GABALDA/AFP/Archives)

Mardi 10 janvier 2017, 14h07
La plupart des syndicats d'Airbus ont jugé positif leur entretien, mardi, avec le patron d'Airbus, Tom Enders, même s'il n'a pas formellement exclu les licenciements secs dans le cadre du plan de suppression de 1.164 postes.

Le patron allemand du groupe a été "sensible" aux points soulevés par les syndicats, a jugé Yvonnick Dréno, coordonnateur FO pour Airbus Group (syndicat majoritaire), en particulier en ce qui concerne le demi-millier d'employés du site de Suresnes (Hauts-de-Seine), unité qui doit fermer dans le cadre du regroupement des activités de recherche à Toulouse.

"Le regroupement des activités va se poursuivre. Néanmoins, il a dit qu'il allait demander une étude sur les emplois qui pourraient être préservés" dans la banlieue parisienne, a précisé le responsable syndical, à la sortie de la rencontre qui a duré une heure et demie mardi matin au siège international du groupe à Blagnac, dans la banlieue de Toulouse.

"Il y a eu une vraie écoute, une vraie volonté d'avoir un traitement social exemplaire", a indiqué à l'AFP Olivier Esteban, coordinateur pour Airbus Group de la CFTC.

"L'état d'esprit était bon", a ajouté Yvonnick Dréno.

Tom Enders s'est refusé à exclure formellement les licenciements secs mais a précisé qu'il s'agissait d'un "dernier recours", a expliqué M. Esteban. "L'objectif sera à tout prix de les éviter", a-t-il dit.

"Des licenciements secs, on n'en a jamais eus à Airbus" lors des précédents plans de suppressions de postes, a rappelé Françoise Vallin, coordonnatrice Airbus Group pour la CFE-CGC, deuxième syndicat.

La rencontre, demandée par FO, CFE-CGC et CFTC, regroupait également la CFDT mais pas la CGT. "La direction nous a dit que les syndicats soutenant le mouvement de protestation à Suresnes ne seraient pas invités", a affirmé Michel Molesin, coordonateur CGT pour Airbus Group. Le syndicat (10,5% aux dernières élections au sein du groupe, à hauteur de la CFDT et de la CFTC) avait organisé une manifestation de 200 personnes mi-décembre à Suresnes.

L'entretien a été demandé à la suite des craintes suscitées par l'annonce, le 29 novembre, du plan "Gemini", visant à supprimer 1.164 postes en Europe, sur les 136.600 employés dans le monde.

Ce plan de rationalisation concerne les fonctions administratives et non celles opérationnelles.

Sur les 1.164 réductions de postes, 640 positions se situent en France, à Suresnes, Toulouse et Marignane; 429 en Allemagne, principalement à Hambourg, Brême, Ulm et Ottobrunn; 39 en Espagne; 54 au Royaume-Uni; un en Belgique et un en Inde, selon la direction.

Le plan vise à créer des "structures plus légères", selon Airbus, dont la direction estime que "l'intégration va à terme renforcer Airbus afin d'assurer sa future compétitivité".

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