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L'usine Renault de Flins dans les Yvelines en région parisienne, le 16 janvier 2013 (Photo Thomas Samson/AFP/Archives)

Vendredi 26 avril 2013, 14h12
Le constructeur automobile Renault a rempli une partie du marché conclu en mars avec les syndicats en affectant la production dès 2016 de la prochaine génération de Nissan Micra à son usine de Flins (Yvelines), avec un objectif de production annuelle de 82.000 véhicules.

"Nissan, partenaire de Renault dans l'Alliance, a décidé de produire la prochaine Nissan Micra en Europe dans une usine Renault. Renault a choisi d'affecter la Nissan Micra à l'usine de Flins", a indiqué le groupe français vendredi dans un communiqué.

La production devrait démarrer en 2016 avec un volume prévisionnel de 82.000 véhicules par an. L'horizon de ce niveau n'a pas été communiqué.

Peu avant, le constructeur japonais avait annoncé qu'il allait faire fabriquer la prochaine génération de ce véhicule compact dans une usine Renault en Europe, sans préciser la localisation du site.

Une porte-parole du constructeur japonais en France a indiqué qu'il s'agit du premier site choisi pour construire la future Micra (conduite à gauche), qui succèdera à la version actuelle Micra K13 actuellement fabriquée dans quatre pays (Mexique, Thaïlande, Inde et Chine).

Nissan a précisé que la future version "continuera d'être également fabriquée hors d'Europe", sans autre détail.

Le choix de Flins répond à l'un des engagements pris par Renault dans le cadre de l'accord de compétitivité signé le 13 mars avec les syndicats du groupe en France.

Le PDG de Renault-Nissan, Carlos Ghosn, pose devant la Nissan Micra, le 2 mars 2010 à Genève (Photo Philippe Desmazes/AFP/Archives)

En contrepartie des efforts réclamés aux salariés, la firme au losange avait promis d'augmenter les volumes produits dans ses cinq sites français (+100.000) et à produire aussi pour des partenaires à hauteur de 80.000 unités par an. L'objectif est d'atteindre une production totale supérieure à 710.000 véhicules.

Une bonne nouvelle selon les syndicats

Renault assemble déjà dans l'Hexagone des véhicules pour Nissan (3.600 en 2012) et pour l'allemand Mercedes (14.000).

"D'autres opportunités pourraient se présenter (avec des partenaires) que nous ne manquerions pas d'étudier", a précisé un porte-parole du groupe à l'AFP.

Le PDG de l'alliance Renault-Nissan, Carlos Ghosn, a salué vendredi "une bonne nouvelle pour l'usine de Flins d'abord, mais aussi pour toutes les usines Renault en France".

"Les efforts consentis par les salariés dans le cadre de l'Accord Renault commencent à porter leurs fruits. Renault est bien sur la trajectoire des engagements pris", a-t-il déclaré, cité dans le communiqué du groupe.

L'usine de Flins produit déjà la Clio IV, dont la commercialisation a débuté en octobre 2012, et la citadine électrique Zoé ainsi que des pièces pour d'autres usines de Renault et Nissan. En 2012, l'usine a produit 116.800 voitures dont 115.388 Clio (versions III puis IV) et 443 Zoé.

Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg s'est félicité du choix de Flins, estimant que cet accord démontrait "le bon fonctionnement et les bénéfices réciproques de l'Alliance nouée entre Renault et Nissan en 1999 et qui est aujourd'hui renforcée".

Le secrétaire (FO) du comité d'entreprise Patrick Liénard a salué une "très bonne nouvelle", soulignant que l'accord de mars "commence à porter ses fruits". "En 2013, on va fabriquer 130.000 voitures (production attendue pour 2013, NDLR), plus 80.000 c'est bien", a-t-il relevé.

Selon lui, l'arrivée de la Micra sur les chaînes de montage de Flins devrait conduire Renault à embaucher une équipe supplémentaire, soit environ 1.000 personnes. L'usine emploie actuellement 2.650 CDI, 750 intérimaires et 200 personnes en mission venues d'autres sites Renault.

L'accord de compétitivité prévoit en France une augmentation de 6,5% du temps de travail, une refonte des comptes épargne temps, un gel des salaires en 2013. Et, d'ici fin 2016, 7.500 suppressions nettes d'emplois (plus de 15% des effectifs) et 760 embauches sont prévues.

Bruno Mathiez, secrétaire CFE-CGC du CCE, a également salué une "excellente nouvelle qu'on n'attendait pas aussi tôt", constatant "le respect par la direction Renault de l'accord".

Des annonces similaires pourraient suivre dans les prochains mois: les deux responsables syndicaux ont en effet évoqué des rumeurs grandissantes selon lesquelles Nissan pourrait produire un utilitaire à Sandouville (Seine-Maritime) et Daimler (qui produit déjà à Maubeuge) envisagerait de développer sa gamme Citan à Douai. Le groupe n'a pas souhaité commenter.

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