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Le président de la banque centrale allemande, la Bundesbank, Jens Weidmann lors d'une conférence de presse lors du G7 à Bari en Italie, le 13 mai 2017 (Photo Alberto PIZZOLI/AFP)

Vendredi 19 mai 2017, 20h26
La chancelière allemande et son ministre des Finances Wolfgang Schäuble souhaitent que le patron de la Bundesbank, Jens Weidmann, succède en 2019 à l'Italien Mario Draghi à la tête de la Banque centrale européenne (BCE), affirment vendredi des médias allemands.

La dirigeante et son grand argentier entendent ainsi appuyer la candidature de M. Weidmann, membre du directoire de la BCE et opposant déclaré aux mesures mises en oeuvre ces dernières années par la BCE pour soutenir l'activité et les prix, écrivent le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ) et l'hebdomadaire Der Spiegel, qui ne citent pas leurs sources.

"Leur argument : après un Néerlandais (Wim Duisenberg, ndr), un Français (Jean-Claude Trichet, ndr) et un Italien, il est temps qu'un Allemand soit à la tête de la BCE", affirme Der Spiegel.

Aux yeux de Berlin, l'Allemagne, "plus grande économie de la zone euro, n'est pas représentée dans les postes les plus importants" de la BCE, poursuit la FAZ, qui rappelle que le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, est déjà cité comme successeur potentiel à M. Draghi, qui dirige la BCE depuis novembre 2011 et dont le mandat s'achève fin octobre 2019.

La candidature de M. Weidmann pourrait en outre constituer une pomme de discorde entre le gouvernement du nouveau président français Emmanuel Macron, favorable à la politique de M. Draghi, et Berlin. Le ministre français de l'Economie, Bruno Le Maire, doit rencontrer M. Schäuble lundi à Berlin.

La FAZ affirme également que Wolfgang Schäuble, qui goûte peu la politique très interventionniste de la BCE, verrait également bien un Allemand à la vice-présidence de l'institution monétaire, actuellement occupée par le Portugais Vitor Constancio et qui doit laisser sa place fin mai 2018.

Enfin, Wolfgang Schäuble aurait également dans sa ligne de mire la présidence de l'Eurogroupe, occupée par le Néerlandais Jeroen Dijsselbloem mais doit en partir au plus tard en janvier 2018, et souhaiterait là encore y installer un Allemand, poursuit la FAZ.

La BCE pratique depuis plus de deux ans une politique de soutien massif à l'économie, avec des taux d'intérêt historiquement bas, dont elle devrait sortir progressivement étant donné la reprise de la conjoncture dans la zone euro, et qui a fait régulièrement l'objet de critiques en Allemagne, pays vieillissant où beaucoup de citoyens misent sur l'épargne pour financer leur retraite.

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