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La chancelière allemande Angela Merkel, le 12 août 2017 à Dortmund (Photo PATRIK STOLLARZ/AFP)

Samedi 12 aout 2017, 17h05
La chancelière allemande Angela Merkel a prescrit samedi aux patrons de l'automobile allemande de restaurer la confiance perdue avec le scandale diesel et d'accélérer dans les motorisations alternatives.

"Des pans entiers de l'industrie automobile font l'objet d'un large discrédit", aussi c'est à celle-ci qu'il incombe de rattraper la confiance perdue, a lancé la dirigeante allemande à Dortmund (ouest) lors d'un meeting organisé par son parti (CDU) en ouverture de sa campagne pour les législatives.

"Quand je dis l'industrie, je pense d'abord aux directions d'entreprise", a-t-elle ajouté, au moment où ce fleuron du +made in Germany+ fort de 800.000 emplois traverse une crise existentielle dans la foulée du "dieselgate."

L' "honnêteté" comme pilier de l'économie sociale de marché a été mise en défaut, car on a "mis des choses sous le tapis" ou "utilisé massivement les lacunes durant les phases de test (de véhicules) jusqu'à les rendre méconnaissables", a déclaré la chancelière.

Un point que la femme politique a passé sous silence : ces mêmes fabricants ont triché "avec l'approbation silencieuse des instances politiques" de tous bords, comme l'a récemment soutenu Stefan Bratzel, expert automobile et directeur du Center of Automotive Management.

Décrié par les commentateurs, le "sommet diesel" organisé début août à Berlin par le gouvernement - sans la présence de Mme Merkel, en congés - s'est soldé par la simple promesse des constructeurs - BMW, Daimler, Volkswagen entre autres - de diminuer les émissions polluantes en adaptant le logiciel de plus de 5 millions de véhicules diesel.

"C'est le minimum", a reconnu aujourd’hui la chancelière, tout comme les primes à la casse proposées depuis par les constructeurs pour échanger les modèles diesel anciens par d'autres plus propres. Les pouvoirs publics et l'industrie "se retrouveront à l'automne pour voir si les solutions sont suffisantes", a annoncé Mme Merkel.

La rivale du social-démocrate Martin Schulz a rejeté au passage la proposition émise la veille par ce dernier, d'établir un quota européen pour les voitures électriques.

"Un chemin raisonnable" pour l'avenir de l'industrie réclame, selon Mme Merkel, "des voitures diesel et à essence", comme "d'aller plus vite vers les nouvelles technologies". L'Etat devra jouer son rôle pour faciliter leur essor, en installant davantage de stations de recharge.

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