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le Fonds monétaire international s'inquiète de la persistance des déséquilibres commerciaux parmi les pays avancés, excédentaires pour les uns comme l'Allemagne, la Corée du Sud ou même le Japon et déficitaires pour les autres, comme les Etats-Unis ou la Grande-Bretagne (Photo BRENDAN SMIALOWSKI/AFP/Archives)

Vendredi 06 octobre 2017, 19h42
La réforme fiscale aux Etats-Unis est "essentielle" mais elle ne doit pas se traduire par un creusement du déficit, a affirmé vendredi la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde.

La fiscalité doit être simplifiée, la réforme "doit alléger les impôts sur les entreprises, éliminer toutes les exemptions et exonérations qui font que ce système est si compliqué", a déclaré Christine Lagarde dans un entretien à la chaîne économique CNBC.

La réforme devra aussi être menée, selon elle, avec l'objectif d'améliorer la situation des classes moyennes et être propice au marché du travail.

Interrogée sur le projet de réforme annoncé la semaine dernière par l'administration Trump, elle a expliqué réserver son jugement pour plus tard.

"C'est à un stade embryonnaire pour le moment. La réforme n'en est pas encore au stade législatif", a-t-elle observé, relevant par ailleurs que les débats et le lobbying à venir pourraient compromettre les ambitions politiques.

Mettant en avant une forte réduction de l'impôt sur les sociétés, qui passerait de 35% à 20%, le président américain Donald Trump a défendu la semaine dernière un projet "pro-croissance, pro-emplois, pro-familles, pro-Américain".

L'administration Trump a en outre assuré que ces réductions d'impôts ne coûteront rien au budget de l'Etat et se financeront d'elles-mêmes en dopant la croissance et donc les revenus du pays.

Sur ce point, Christine Lagarde a estimé qu'il était "pour le moment impossible à modéliser" ce qu'allait produire concrètement cette réforme.

"Mais idéalement, il (le projet de réforme, ndlr) doit s'autofinancer dès que possible pour ne pas creuser le déficit budgétaire. C'est absolument crucial", a-t-elle insisté.

Sur la croissance économique américaine, elle a noté qu'il s'agissait de "l'expansion la plus longue depuis les années 1850. C'est juste stupéfiant et c'est le bon côté des choses".

Mme Lagarde, qui doit dévoiler mardi les prochaines prévisions économiques mondiales du FMI, a ajouté que l'économie américaine pourrait se porter encore mieux à condition d'équilibrer le déficit commercial, de mener "une refonte fiscale solide et une bonne réforme des infrastructures" avec des investissements dans les secteurs qui en ont besoin.

Elle a aussi émis le souhait d'une réforme de l'immigration, qui dans une économie proche du plein emploi, apporterait de la nouvelle main d'oeuvre.

Le taux de chômage a reculé en septembre à son plus bas niveau depuis 16 ans, à 4,2% (-0,2 point).

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