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Engie annonce la suppression de plusieurs centaines de postes dans le cadre de la réorganisation de ses fonctions support, avec au total 618 salariés impactés en France, Belgique et Royaume-Uni. (Photo ERIC PIERMONT/AFP/Archives)

Mercredi 19 avril 2017, 20h50
Engie a annoncé mercredi la suppression de plusieurs centaines de postes dans le cadre de la réorganisation de ses fonctions support, avec au total 618 salariés impactés en France, Belgique et Royaume-Uni, a-t-on appris de sources concordantes.

Le plus gros de ces suppressions de postes, qui seront réalisées via des départs volontaires, des mobilités internes et des retraites anticipées d'ici fin 2018, touchera la France où 416 salariés sont concernés, ont indiqué à l'AFP des sources syndicales.

En Belgique, 126 salariés sont concernés et 76 au Royaume-Uni, où tout l'effectif sera impacté et la structure fermée.

Parallèlement, 114 créations de postes sont prévues, essentiellement en France (104), selon des sources syndicales.

Compte tenu de ces créations, "504 postes" dans les trois implantations du siège social du groupe à Paris, Bruxelles et Londres vont être impactés, a confirmé à l'AFP Pierre Deheunynck, directeur général adjoint chargé des ressources humaines du groupe français.

Engie, engagé dans un vaste plan de transformation et d'économies sur trois ans avec l'ambition de devenir d'ici à 2018 le chef de file mondial de la transition énergétique, a fait cette annonce à l'occasion d'un comité européen mercredi. Il présentera cette restructuration jeudi aux instances locales, avec en France la réunion d'un comité d'entreprise.

"Cette évolution reposera sur le seul principe du volontariat et ne conduira à aucun licenciement", a indiqué le fournisseur français d’électricité et de gaz, qui a réduit en 2016 sa perte nette à 400 millions d'euros (contre 4,6 milliards en 2015) et a décidé début mars d'accélérer son plan d'économies.

Des négociations sont déjà en cours sur les mesures d'accompagnement, ont précisé les sources syndicales.

Engie travaillait depuis cet automne à la restructuration de ses fonctions support (RH, juridique, marketing, finances...). Les suppressions de postes annoncées représentent 30% de l'effectif dédié en France, 50% en Belgique et 100% au Royaume-Uni, selon une source syndicale.

- Une première dans les IEG -

Il s'agit "d'adapter le siège" à la nouvelle organisation d'Engie par entités opérationnelles mise en place début 2016, a expliqué M. Deheunynck.

Le groupe table prioritairement sur "la mobilité interne et la formation" pour accompagner ces suppressions de postes, avec un budget formation pour le siège "multiplié par trois", ainsi que sur des départs en retraite anticipés qui pourraient concerner environ 250 salariés, selon M. Deheunynck.

Le plan de départs volontaires (PDV) qui sera ouvert "n'est pas un dispositif central", a insisté le directeur des ressources humaines.

Ce PDV est une première dans une entreprise historique des industries électriques et gazières (IEG), ont observé la CFDT et la CGT.

Même si cette réduction d'effectifs était attendue, la CFE-CGC s'est dite surprise par son "ampleur". "Cela semble énorme. On sera vigilant sur l'accompagnement qui sera mis en place et sur un vrai volontariat", a déclaré à l'AFP son représentant Hamid Ait Ghezala.

Premier syndicat chez Engie SA, la maison mère du groupe en France, qui concentrera l'essentiel des réductions d'effectifs, la CFE-CGC sera aussi très attentive, pour les salariés qui restent, "aux efforts de formation et d'adaptation" mis en oeuvre, a-t-il ajouté.

Il était "utile de remettre à plat" l'organisation du siège mais il aurait fallu "ajuster les choses plus tôt" et plus progressivement, a commenté Jacques Mouton, coordinateur CFDT, en souhaitant "pouvoir maintenant faire les choses correctement" pour les salariés concernés.

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