Envoyer Imprimer
Des employés dans l'usine Areva du creusot qui fabrique des équipements pour les centrales nulcéaires d'EDF, le 11 janvier 2017. (Photo JEAN-PHILIPPE KSIAZEK/AFP/Archives)

Jeudi 14 septembre 2017, 14h08
EDF a annoncé jeudi avoir vérifié douze réacteurs nucléaires sans constater de problèmes de sûreté liés aux anomalies dans les dossiers de fabrication de pièces de l'usine Areva du Creusot.

Ces vérifications, qui doivent concerner l'ensemble des 58 réacteurs du parc nucléaire d'EDF, ont été demandées par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) après la mise en évidence de nombreuses irrégularités pendant des années à l'usine Creusot Forge d'Areva, fabriquant notamment des équipements nucléaires.

Pour l'instant, EDF a transmis à l'ASN douze dossiers de synthèse concernant chacun un réacteur: Chooz 2, Paluel 4, Saint-Laurent 2, Penly 1, Cruas 3, Dampierre 3, Belleville 2, Tricastin 3, Chinon B3, Nogent 1, Gravelines 2 et Bugey 3.

Ces dossiers concernent au total 309 composants, selon un bilan publié par l'opérateur.

Ils mettent en évidence "471 fiches d'anomalies" (pièce non conforme à une exigence contractuelle ou réglementaire) et "130 fiches de non conformité" (non-respect d'une exigence interne du fabricant).

Mais "l'analyse des constats (...) montre qu'aucun n'est de nature à remettre en question l'aptitude au fonctionnement en toute sécurité des composants concernés", a indiqué EDF dans un communiqué.

Les constats concernent pour moitié le traitement thermique des pièces au moment de leur fabrication. D'autres problèmes portent par exemple sur des valeurs chimiques ou encore des essais mécaniques.

D'autres essais réalisés pendant le processus de fabrication des pièces permettent malgré tout de garantir leur qualité, selon EDF.

C'est l'ASN qui devra se prononcer sur ces dossiers et autoriser le redémmarage de chaque réacteur après son arrêt programmé pour renouvellement du combustible.

"Je suis personnellement convaincu de la grande robustesse de la démonstration technique qui est apportée", a commenté Olivier Lamarre, directeur adjoint du parc nucléaire d'EDF, lors d'une conférence téléphonique avec des journalistes.

"Il y a de bons arguments, robustes, techniques, scientifiques, qui sont envoyés à l'ASN et nous font penser qu'il n'y a pas de raison qu'on ne redémarre pas ces réacteurs dans les temps", a-t-il ajouté, interrogé sur le respect par EDF de ses prévisions de production nucléaire pour 2017.

"J'ai de bonnes raisons de penser que la production en 2018 ne sera pas impactée" non plus, a-t-il encore ajouté. Concernant les 46 réacteurs restants, 90% des dossiers ont passé une première étape de vérification et ils ne présentent pas d'inquiétude à ce stade.

La revue exhaustive des dossiers de fabrication des pièces de Creusot Forge se poursuivra jusqu'au 31 décembre 2018.

Les anomalies ont notamment conduit EDF à anticiper l'arrêt programmé du réacteur 2 de Fessenheim. Le dossier concernant ce réacteur est en cours d'instruction auprès de l'ASN.

Envoyer Imprimer


Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© 2017 Agence France-Presse. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (ou sur cette page selon le cas) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l’AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l’accord préalable écrit de l’AFP. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Toute l'actualité Economie   Haut de page
 

Annonces Google

 

Sondage

Le montant des salaires des grands patrons français vous choque-t-il ?

Tous les sondages