Surveillance au travail : droits et devoirs des
salariés & employeurs
Me
Etienne Drouard 49€
TTC
Les équipements numériques font désormais partie de la panoplie de bureau : ordinateur, messagerie électronique, téléphone portable,
wi-fi, GPS de
voiture, vidéosurveillance, contrôle d’accès, biométrie… Ces outils de travail sont autant des aides à la productivité que des moyens de
surveillance de l’activité et des agissements des collaborateurs.
· Quels sont les contrôles que l’employeur peut effectuerauprès de ses
équipes ?
· Quelle est l’information préalable qui doit être faite aux salariés,
aux syndicats et aux représentants du personnel ?
· Quels sont les droits des syndicats en la matière ?
· Quelles sont les formalités à accomplir ?
· Filiale, maison-mère, sous-traitant… quelles sont les responsabilités
de chacun ?
· Vie professionnelle & réseaux sociaux : quelles sont les pratiques
autorisées ?
· Quelles sont les procédures à mener auprès de la Commission Nationale
Informatique & Libertés (CNIL) ?
· Y a-t-il un droit à la vie privée au bureau ?Dans quelles conditions ?
· Quelles sont les peines encourues en cas d’infraction commise par
l’employeur ou un salarié ?
Cet ouvrage pratique vous fournit des conseils concrets et opérationnels
pour permettre aux managers d’exploiter ces informations numériques en
toute légalité. Côté salarié, leurs élus disposeront enfin des éléments
juridiques permettant d’encadrer ces pratiques de surveillance par les
technologies de l’information.
Rédigé par Me Etienne Drouard, avocat en droit des nouvelles technologies,
cet e-book contient un modèle de charte qui permettra aux DRH, aux
managers et aux partenaires sociaux d’établir clairement les modalités
d’utilisation de ces équipements informatiques au sein de chaque entreprise
ou entité administrative.
92 pages - 49 euros TTC - 2013
A qui s'adresse cet e-book ?
Aux directeurs/directions des ressources humaines, aux représentants du personnel, aux délégués syndicaux, aux Directeurs/directions des systèmes d'information, aux Directeurs/directions juridiques, aux Responsables de la Sécurité des Systèmes d'information, aux Directeurs/direction Sûreté-Sécurité, aux cabinets d'intelligence économique, aux avocats & juristes en droit du travail.
Plan du livre
Introduction
Titre 1: Quels moyens de cybersurveillance au travail ?
Chapitre 1 : Surveillance des locaux
I. Gardiennage et sécurité privée
- A. Responsabilité de l'entreprise cliente d'une société de sécurité privée
- B. Responsabilité de la société de sécurité privée
II. Vidéoprotection ou vidéosurveillance ?
- A. La vidéosurveillance des lieux privés par un organisme privé
- 1) Un peu d'histoire pour comprendre le régime actuel
- 2) Principes
- 3) Formalités préalables et régulateurs
- B. La vidéosurveillance des lieux publics par un organisme privé
- 1) Principes
- 2) Formalités
- C. La vidéoprotection des lieux accessibles au public
- 1) Principes
- 2) Formalités préalables, conservation et droit d'accès
- 3) Contrôles et sanctions
- 4) Evaluation et conseil auprès du ministre de l'Intérieur
Chapitre 2 : Les contrôles d'accès physique
I. Contrôles d'accès avec ou sans contact (hors biométrie)
- A. Les finalités les plus courantes
- B. Information des usagers et notification à la CNIL vont de pair
II. Biométrie
- A. La biométrie "sans trace"
- B. La biométrie "à trace"
Chapitre 3 : Les contrôles d'accès logique
I. L'accès au poste de travail
II. Contrôles de l'activité
- A. Applications communicantes ou/et localisantes
- B. Ecoute et enregistrement téléphoniques
- 1) Une pratique largement développée depuis les années 1990
- 2) Des normes professionnelles précises pour les centres d'appels
III. Usage et localisation du véhicule professionnel
IV. Alertes professionnelles et enquêtes internes
- A. Depuis 2005, le "whistleblowing" est l'affaire de la CNIL
- B. Un champ d’application limité
- 1) Des domaines spécifiques
- 2) Des enjeux généraux
- 3) Principes directeurs
- C. Coordination avec le droit du travail et le droit pénal
- D. Le fonctionnement des dispositifs d'alerte
- 1) Le recueil des alertes peut porter sur n'importe quel sujet
- 2) Le traitement des alertes, selon les sujets concernés
- 3) Un mot d'ordre : confidentialité
- E. L'information des personnes
- 1) L'information des personnels de l'entreprise
- 2) L'information de la personne mise en cause est différée
Titre 2 : Les principes et sanctions de la cybersurveillance
Chapitre 1 : Quelques évidences préliminaires…
I. Prévenir des risques sans en prendre d'autres
II. S'adapter aux objectifs et aux moyens de l'entreprise
III. Coordonner les compétences-clé autour de la direction
Chapitre 2 : Légitimité
Chapitre 3 : Transparence et proportionnalité
I. Transparence
- A. La consultation des représentants du personnel
- B. L'information des salariés
- C. A quelles données les salariés peuvent-ils accéder ?
II. Le contrôle de la proportionnalité
- A. Par les Instances Représentatives du Personnel (IRP)
- B. Par l'inspection du travail
- C. Par la CNIL, à l'occasion d'une notification ou d'une plainte
- D. Par les juridictions sociales, civiles ou pénales
Chapitre 4 : Les sanctions applicables à l'employeur
I. Les sanctions pénales et administratives
- A. En l'absence de formalité préalable auprès de la CNIL
- 1) Les sanctions pénales
- 2) Les sanctions administratives
- B. En l'absence de consultation des IRP
- C. En l'absence d'information des salariés
II. L'irrecevabilité des moyens de preuve
- A. En cas de procédure prud'homale ou sociale
- 1) Des preuves irrecevables résultant d'un procédé clandestin
- 2) Des preuves irrecevables résultant d'un procédé qui n'a pas été notifié à la CNIL
- B. En cas de procédure pénale
Titre 3 : Quelle stratégie adopter ?
Chapitre 1 : Les acteurs de la surveillance des salariés
I. L'entreprise : quelle organisation interne ?
- A. La coordination des structures internes
- B. Quelles délégations de pouvoirs et de responsabilité ?
- C. Quelle responsabilité du DSI ou du RSSI ?
II. Les salariés, acteurs de la sécurité de l'entreprise
III. Les prestataires et fournisseurs de services de l'entreprise
- A. Les prestataires informatiques et technologiques
- B. Les auxiliaires de justice
- 1) L'avocat
- 2) L'huissier
IV. Les sociétés mère/sœurs/filiales liées à l'employeur
V. La coordination des acteurs au service d'une stratégie efficace
Titre 4 : Quelles formalités accomplir ?
Chapitre 1 : La consultation des représentants du personnel
I. Les enjeux soumis à une consultation préalable
- A. Avant l'introduction de nouvelles technologies, modifiant les conditions de travail
- B. Recrutement des salariés et contrôle de leur activité
II. La consultation elle-même
- A. Les droits du Comité d'entreprise et du CHSCT
- B. Que faire si les représentants du personnel ne se prononcent pas ?
Chapitre 2 : Les formalités et procédures de la loi "Informatique & Libertés"
I. Si l'employeur s'est doté d'un "Correspondant Informatique & Libertés"
II. Les déclarations
- A. La déclaration simplifiée de la gestion du personnel suffit-elle ?
- B. La déclaration "normale"
III. La demande d’autorisation à la CNIL
IV. La durée de conservation des données et sa notification
- A. Le traitement légal de la durée de conservation
- 1) Les principes de nécessité et de légitimité…
- 2) … et la sanction du « mensonge » par commission ou par omission
- B. La durée de conservation dépend de la déclaration effectuée auprès de la CNIL
- C. Appliquer une grille d’analyse des critères de conservation…
- D. … pour justifier les durées de conservation retenues et les respecter
Chapitre 3 : Les pouvoirs de contrôle et de poursuite de la CNIL
I. Les contrôles
II. Les avertissements
III. Les dénonciations au Parquet
- A. Par quelle formalité commencer ?
- B. La saisine de l'inspection du travail
Titre 5 : Comment informer les salariés ?
Chapitre 1 : Que doit-on dire ?
I. Ce que la loi exige
II. Que doit-on dire, en complément ?
- A. Rappeler quelques grandes règles renvoyant aux lois en vigueur
- B. Poser des principes de comportement impératifs au sein de l'entreprise
Chapitre 2 : Que peut-on ne pas dire ?
Chapitre 3 : Que doit-on ne pas dire ?
I. "Nous n'utiliserons jamais ces données à des fins disciplinaires"
II. "Merci de nous retourner votre accord sur ce document"
Chapitre 4 : Les formes de l'information des salariés
Titre 6 : Effectuer un contrôle
Chapitre 1 : Quels contrôles un employeur peut-il effectuer ?
I. Sur les réseaux informatiques utilisés par l'entreprise
- A. Quelles données de connexion et d'utilisation l’employeur peut-il consulter ?
- B. Pendant combien de temps l'employeur peut-il les conserver ? Les utiliser ?
II. Sur l'utilisation du téléphone fixe ou mobile
III. Sur les espaces et moyens de travail du salarié
- A. L'usage personnel de l’ordinateur professionnel est-il licite ?
- B. Qu'est-ce qu'un fichier, un espace ou un message "personnel"
- 1) Le caractère personnel doit être indubitable
- 2) Un fichier personnel attaché à un message professionnel devient… professionnel
- 3) La découverte de fichiers personnels à partir des données de connexion
- C. Faut-il informer le salarié lors d'un contrôle ?
- 1) L'information n'est pas requise lors du contrôle de fichiers et espaces professionnels
- 2) La présence du salarié est sollicitée pour le contrôle de fichiers et espaces personnels
- 3) Des circonstances exceptionnelles justifient de contrôler des fichiers et espaces personnels en l'absence du salarié
- 4) Le juge peut constater un motif légitime d'accès aux messages personnels
Chapitre 2 : Synthèse et analyse critique
I. Synthèse des conditions d'accès à des fichiers ou messages personnels
II. Analyse critique
Chapitre 3 : L'employeur peut-il utiliser des données de localisation ?
Titre 7 : Quelle vie privée hors de l'entreprise ?
Chapitre 1 : Réseaux sociaux : une expression à publicité variable
I. Chacun peut s'exprimer mondialement… ou intimement
II. Des contours mouvants entre les mains des utilisateurs
Chapitre 2 : Réseaux sociaux et vie professionnelle
I. Le cadre classique des relations salariés/employeur
- A. L'obligation de loyauté du salarié
- B. La proportionnalité des restrictions apportées aux libertés du salarié
- C. Le droit d'expression des salariés
II. La pérennité des principes à l'épreuve du Web 2.0
- A. La qualification du contenant : Facebook, un espace public
- B. La qualification du contenu : le salarié, maître en sa demeure ?
- C. Lorsque le salarié s'exprime chez un tiers
- D. La preuve de la publicité d'un contenu préjudiciable incombe au plaignant
III. Conséquences prospectives
Titre 8 : La "charte informatique"
Avertissement
Un exemple de charte informatique
Épilogue
Remerciements